Le simple fait d’observer modifie ce qui se passe (Lisières, #4)

Le simple fait d’observer modifie ce qui se passe.

Il y a toujours quelqu’un qui regarde. Parfois, fermer les paupières pour écouter. Simplement écouter. J’ai écouté. Je n’ai pas reconnu tous les sons, tous les bruits.

J’ai entendu. Momentanément.

J’ai vu.

J’ai vu aussi. J’ai vu le monde immense et vide où il pouvait y avoir une place pour tous, pour chaque être humain, pour chaque espèce vivante, animale ou végétale. Mais pourquoi fallait-il que chaque homme ou chaque femme veuille habiter au même endroit ?

Pourquoi s’est-on rassasié si vite du bonheur d’habiter la demeure ? rappelle le philosophe-poète baralbin.

Il y a la science et il y a la poésie. Toutes les deux s’occupent du réel. Celui qui pique et celui qui émerveille. Le réel qui donne du sel à la vie.

La joie de vivre est tellement différente de l’ivresse, cette fuite éperdue du réel.

Le simple fait d’observer modifie ce qui se passe.

Silence (lisières, #4)

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