Voir / Ne pas voir (Lisières #2)

Illustration d’Elsa Mroziewicz pour La peste écarlate de Jack London

 

Lisière, le mot et l’idée, est indissociable du mot et de l’idée de traversée.

Une lisière est presque toujours un passage entre ce que l’on voit et ce que l’on ne voit pas ou ce que l’on voit pas encore. La souche de l’arbre abattu reste entourée de champignons, longtemps après sa coupe. Une vie invisible perdure sous le sol et affleure en surface.

Parfois, les lisières demeurent invisibles ; cachées par les utopies, par exemple, ces formes d’arrêts de la pensée individuelle qui obstruent le regard ou ralentissent la prise de conscience des mouvements de la vie… la vie, la sauvage, la non-enchainée.

Il n’y a pas toujours de lignes ou de traits pour délimiter un lieu d’un autre lieu. La cartographie qui se dessine reste individuelle. Une simple sensation suffit pour traverser, pour savoir que l’on est passé d’ici à ce nouvel ici. Une lisière est-elle une ligne de transition douce ?

Ce qui empêche de voir ? Se poser la question en permanence.

Le doute est une humilité, un choix qui ne cède plus rien face au repos séducteur, incertain et aléatoire des certitudes.

Silence / Lisières #2

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