Traversées des lisières

Je marche dans la forêt.

Un courant d’air, des traces dans la neige, un chemin imaginaire filant sous les arbres… La croyance finit toujours par interdire à la connaissance de montrer son minois jeune et étonné ; jeune et jubilatoire. Big Brother ne ressemble pas à celui du livre. Il serait plus juste de l’appeler Big Phobie. L’ennui des uns devient un virus hautement toxique et morbide pour les autres, curieux et avides de découvertes. Les superstitions nous vieillissent précipitamment. 

A suivre… les chemins, les sentiers. En créer de nouveau si nécessaire. Apprécier les bruits de la marche. Le son d’une branche qui craque sous moi, une autre derrière et se retourner, ne rien voir ou voir le monde sous une autre facette.  Les sens ne nous aident pas toujours. Je trace des lignes dans mon carnet, je fais des cercles dans la forêt. Ou l’inverse. J’esquisse, je respire. Je reste assis sur un tronc tombé. Je regarde. Il vaut mieux être observateur que militant avant de parler. Je rentre. Je prépare le feu. Il est déjà minuit.

Le mot lisière est indissociable du mot traversée.

A suivre…

Silence.

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