Il n’y a qu’une frontière mouvante

Il n’y a qu’une frontière mouvante. Je suis constamment à sa lisière, frontière que je ne reconnais jamais et qui ne me signale pas sa présence. Je suis lent, pas inerte, lent. C’est après, longtemps après, longtemps après être passé à un endroit, que je regarde la carte, une carte, des cartes, jamais les mêmes et que mon réel s’illumine, mon réel ou ma compréhension… Je ne sais pas bien. C’est un peu incompréhensible. C’est pour cela l’écriture ? Comprendre ? Au bord du monde, on cherche toujours son cœur, son centre. On a dû mal à tenir en place. Je reste un flou continu, un nuage constant, même si parfois je parviens à me rassembler pour former une planète qui file dans l’espace mais pas trop loin, pas trop vite, car je boucle ou plutôt j’ellipse. L’univers est ainsi : des forces d’attraction vous font toujours tourner autour d’une étoile. Même une comète finit par revenir. En permanence, il y a une frontière mouvante tout autour de moi. Qui quoi qu’est-ce ? Questions. Je ne sais pas où je vais.

Silence / Manuscrit sans titre #7

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