#365 JOURS (JOURNAL POÉTIQUE, An 3 – juillet 2019)

Habiter poétiquement le monde ? Chaque jour… Un paragraphe. Écrire – retenir, noter – un instant quotidien, une pensée, une action, une lecture, une musique… et publier le mois suivant… Journal topographique extime.

« Les rêveries poétiques naissent aussi, quel qu’en soit le lointain foyer, des forces vives du langage. » (La poétique de la rêverie / Gaston Bachelard. – PUF, 1960.)

 

1 – Quand deux poètes twittent sur des problèmes de traduction :

2 – Et si demain, nous décidions de ne plus participer ? Serait-ce seulement possible ? Le catastrophisme écologique et marketing ne remet jamais en cause une des raisons principales de l’effondrement actuel : le mythe de la croissance économique illimitée. Personne n’évoque l’alternative de la décroissance. On préfère culpabiliser chacun et chacune, sans remettre en cause le modèle qui provoque la situation actuelle. Le concept d’anthropocène est-il une nouvelle manière de détourner nos esprits de moins en moins critiques ? Un autre panseur a inventé le concept de capitalocène qui a le mérite au moins de cibler les responsables. Au pays de bisournous, l’émoi se paie de maux.

3 – Première/dernière phrases : « A Des Moines, un homme donna un coup de pied à sa femme alors que celle-ci lui tournait le dos. / Oui. Nous sommes plus qu’humains. » Entre ces deux phrases, une nouvelle : Le royaume de Dieu (Rule Golden) / Damon Knight, parue en mai 1954 dans le pulp Science Fiction Adventures. 

4 – Hylê (gr. anc.) : forêt = chaos, la matière sans forme. Nemus (lat.) : bois, dér. de némo (personne) : ce que deviennent les individus qui s’égarent dans la forêt. –

L’incroyable livre de Judith Schlanger : Présence des œuvres perdues qui tombe à pic pour mon CQAC.

5 – Lu dans la presse : « Des chercheurs sont parvenus à éliminer le virus du sida, une première mondiale ». Pour la première fois, des scientifiques sont parvenus à guérir des souris du virus du sida. Une piste très prometteuse, même si la perspective d’une application chez l’homme n’est pas encore en vue.

6 – Éloge de la flânerie et de la rêverie : « nous sommes trop affairés, trop encombrés, trop occupés, trop actifs ! Nous lisons trop ! Il faut savoir être oisifs. Dans l’inaction attentive et recueillie, notre âme efface ses plis. La rêverie, comme la pluie des nuits, fait reverdir les idées fatiguées et pâlies par la chaleur du jour. En se jouant, elle accumule les matériaux pour l’avenir et les images pour le talent. La flânerie n’est pas seulement délicieuse ; elle est utile. C’est un bain de santé qui rend la vigueur et la souplesse à tout l’être ; c’est le signe et la fête de la liberté. » (Fragments d’un journal intime / Henri-Frédéric Amiel.Genève : George & Co, tome I, p. 52).

7 – « Nous sommes parties prenantes d’une odyssée de fin du monde, où la vie et la mort, le machinique et l’organique, les moyens de production et la marchandise peuvent tournoyer d’une « ronde fantomatique » dans l’œil d’un poisson agonisant. » (Habiter le crassier. Un art anthropocène comme chronique de la catastrophe / Matthieu Duperrex in revue Transtext(e)s Transcultures, n° 13, 2018.)

8 – Notre mémoire commune est notre bien le plus précieux. Nous le savons et puis, oublions.

9 – Perspective spatiale/perspective temporelle. – « … la rupture entre Moyen-Age et Renaissance correspond à une sorte de lâcher-prise des instances politiques et religieuses sur la représentation qui se voit confiée à une construction géométrique fondée sur l’infini (le point de fuite de la perspective spatiale/optique), l’irruption de l’ordinateur et des réseaux correspond à une sorte de lâcher-prise des pouvoirs issus de la perspective spatiale sur la formation de l’intersubjectivité qui se voit confiée à une construction cognitive fondée sur l’inconnaissable (le point de fuite de la perspective temporelle). […] Le monde vivait un basculement de perspectives. Désormais, la perspective qui allait régner en maître ne serait plus celle de l’espace – désormais aboli par les vitesses des télécommunications, mais celle du temps. […] Les peintres de la Renaissance, puis ceux de l’ère baroque […] ont joué avec les règles de la perspective spatiale. […] De même, les constructeurs des réseaux modernes font tout leur possible pour masquer l’inconnaissable qui est au cœur de leurs dispositifs. […] Dans la plupart des cas, le point de fuite temporel des réseaux informatiques est purement et simplement oblitéré. […] De fait, les acteurs sont coupés de l’inconnaissable par ces mots d’ordre implicites (satisfaire le marché, augmenter la compétitivité, optimiser la communication, assurer la sécurité…) – sortes d’icônes invisibles – répondant aux intérêts des pouvoirs en place. Lorsque l’inconnaissable surgit, c’est à la faveur d’une panne ou d’une crise de panique mimétique aux conséquences plus ou moins tragiques. Alors, le sentiment du sublime transparaît parfois dans les expressions des spéculateurs qui ont tout perdu, ou bien des usagers qui se sont vus floués. En général, la crise est présentée après coup comme un dysfonctionnement du système. […] Mais jamais les mots d’ordre implicites qui justifient son existence ne sont remis en question. […] Le lâcher-prise est tout à fait relatif. Certes, le type de pouvoir politique et économique qui tirait les ficelle de l’intersubjectivité sous le règne de la perspective spatiale/optique a perdu de l’envergure, mais sous le règne de la perspective temporelle un autre type de pouvoir s’y est substitué et il a la mainmise sur les réseaux au travers duquel l’intersubjectivité émerge. […] Filippo Brunelleschi a découvert « l’infini. » […] Les perspectives temporelles que nous mettons en œuvre avec des réseaux de type décentralisés ne deviennent évidentes qu’aujourd’hui, alors qu’elles sont en train de se heurter à ce que Paul Virilio appelle le « mur du temps ». Dans tous les domaines de l’activité humaine (politique, financier, médiatique, militaire, etc.), l’irruption du temps réel crée une instabilité analogue à un effet Larsen en acoustique, qui menace de tout détruire, c’est-à-dire une boucle de rétroaction positive qui renforce les instabilités jusqu’à un point de rupture. […] Nous fabriquons des perspectives temporelles à tour de bras, mais nous nions l’inconnaissance radicale qui règne au cœur de leur construction. Nous n’en connaissons ni la nature ni les règles. » (Anoptikon : échapper à la main de Darwin : une exploration de l’internet invisible / Olivier Auber. – FYP, 2019.) —) vers le concept de perspective numérique : interaction des hommes et des codes.

10 – Le lâcher-prose comme exercice de stimulation d’écriture.

11 – « Le réseau n’a pas de centre. […] Depuis, des temps immémoriaux, les humains se rassemblent autour de centres physiques auxquels ils donnent un caractère symbolique : pierre levées, foyers ardents, grottes ornées, places de village, totems, palais, lieux sacrés, etc. Ces centres ont toujours été occupés par des personnages particuliers : chamanes, prophètes, thaumaturges, devins, prêtres, artistes, chefs de clan, rois, présidents, dictateurs, etc. Ces lieux sont les théâtres de pratiques rituelles très variées qui ont en commun d’invoquer un monde invisible et de conduire le collectif vers une certaine synchronie : danse des soufis, dessins de sable des Amérindiens, mandalas et autres yantras, chants grégoriens, discours politiques, défilés au  pas, etc. Finalement, l’informatique centralisée ne fait que reconduire ces phénomènes sous une autre forme : places boursières, gourous de la finance, invocation des forces invisibles du marché et de théories occultes censées les expliquer, synchronisation sur les variations hiératiques des cotations. Selon Paul Virilio, en raison de l’instantanéité des transmissions, de la massification des échanges et de leur boucle de rétroaction, ce schéma se heurterait à un mur du temps. […] Il n’entrevoyait rien d’autre qu’une conflagration définitive, manifestant, déjà dans les années 1980, la peur panique de l’effondrement qui tenaille les esprits aujourd’hui. Les expériences du générateur poïétique (GP), menées avec les personnes les plus variées, laissaient penser, au contraire, qu’il était possible d’apprivoiser le temps réel et la peur qu’il suscite. […] En résumé, dans un réseau distribué symétrique, il n’y a aucun centre physique. Aucun nœud ni aucun lien ne jouent un rôle particulier. outre le fait d’utiliser la même infrastructure réseau, le seul point commun entre les membres du collectif est un « code ». Ce code organise tous les composants du réseau afin qu’ils travaillent de concert pour assurer une commutation en temps réel entre tous les membres du groupe. […] Combinaison de trois composants interdépendants : un signe arbitraire de reconnaissance / un protocole d’échange et de propagation / un algorithme de traitement. […] Un code non localisé peut organiser une commutation humaine synchrone à l’échelle planétaire. Il semble que nous pourrions un jour commuter / communiquer / communier autour d’autre chose que quelques cailloux ou bouts de bois. » (Anoptikon : échapper à la main de Darwin : une exploration de l’internet invisible / Olivier Auber. – FYP, 2019.)  —) idées de réseaux distribués qui valident mon intuition pour l’organisation du groupe vivant dans les arbres dans mon roman CQAC, en cours d’écriture.

12 – « On ne peut pas dire que le point de fuite temporel ait totalement disparu. Il s’est fragmenté et reterritorialisé au niveau des utilisateurs. Ce point n’en est plus un au sens spatial du terme. Le seul point commun entre tous les membres du réseau est simplment le code sous couvert duquel ils échangent. Le réseau distribué n’agit plus seulement suivant un processus temporel. Il relève d’une perspective d’un autre ordre qui n’admet aucun lieu physique comme point de fuite. Cette perspective n’est pas spatiale ni optique. Elle n’est plus seulement temporelle. Elle est centrée sur un code numérique qui organise le réseau. Ce code est le code de fuite de ce que je propose d’appeler une perspective numérique. » (Anoptikon : échapper à la main de Darwin : une exploration de l’internet invisible / Olivier Auber. – FYP, 2019.)  

13 – « La lutte de l’homme contre le pouvoir est la lutte de la mémoire contre l’oubli. » (Le livre du rire et de l’oubli / Milan Kundera. – Gallimard, 1978).

14 – Nous n’avons plus d’ailleurs, écrit Vassili Golovanov. Notre mémoire n’est plus qu’un infime murmure. Une révolution anti-copernicienne s’est installée depuis plusieurs décennies qui fait du nombril de chacun, un centre.  Il n’y a pourtant pas de centre dans l’univers, idée que nous n’arrivons pas à intégrer. Les ailleurs existent à l’infini. On peut être touriste dans sa propre ville. C’est d’abord une réflexion intérieure, l’ailleurs, une réflexion sur notre liberté. Notre esprit critique est de plus en plus mis à mal par tous ces anges du bien autour de nous. L’esprit critique ne peut être qu’individuel. Nous n’arrivons plus à atteindre l’oreille d’autrui, pollué que nous sommes, par ces thuriféraires des certitudes du moment.

15 – « Car toute la vie de l’homme parmi ses semblables n’est rien d’autre qu’un combat pour s’emparer de l’oreille d’autrui. » (Le livre du rire et de l’oubli / Milan Kundera. – Gallimard, 1978).

16 – Il y a tout un corpus d’articles et de livres qui s’enrichit régulièrement autour de la mort de la littérature. Ce qui est tout aussi utile que de savoir si Dieu existe. Pourtant, il n’y a pas vraiment de livres pour s’interroger sur la mort de la pensée et de l’esprit critique, aujourd’hui. A Bisounoursland, royaume de la bienveillance et de l’empathie de façade, il ne faut surtout pas se risquer à appeler un chat, un chat. Les racistes et idéologues de toutes obédiences l’ont bien compris qui utilisent une dialectique antiraciste mâtinée du fouet du bien et du mal au profit de leurs crémeries idéologiques respectives. Rares, celles et ceux qui ont le courage de remettre en cause cette bêtise ambiante car l’insulte fuse tout de suite : celui ou celle qui ne pense pas comme vous sera tout de suite étiqueté : fasciste. C’est un peu court, comme aurait dit Cyrano, mais utilisé chaque jour via les réseaux asociaux. Lutter contre la mort de l’esprit critique, garder mémoire ou ouvrir une fêlure dans le cœur d’une personne pour qu’elle soit un peu plus compréhensive, voilà – entre autres fonctions – à quoi sert la littérature. Et toutes les formes et toutes les manières sont disponibles ou encore à inventer pour l’artisan conteur. Ce besoin de dire et de raconter, plusieurs fois millénaire, correspond aux besoins d’entendre et de comprendre pour chacun d’entre-nous, de prendre distance ce qui est le propre de l’esprit critique. Seul un mur ou une intelligence artificielle pourrait y être insensible. Et ces tristes critiques, prompts à faire le beau sur la soi-disant mort de la littérature, feraient bien de lire les auteurs contemporains ou anciens pour alimenter une médiation qui doit demeurer permanente, d’autant plus nécessaire que la raison s’enfuit. « Qu’on s’en persuade : il nous a bien fallu quelques raisons impérieuses pour devenir ou pour rester poètes. Notre premier mobile fut sans doute le dégoût de ce qu’on nous oblige à penser et à dire, de ce à quoi notre nature d’hommes nous force à prendre part. » (Prôèmes / Francis Ponge, 1948)

17 – 2006Chris Marker ouvre sous le pseudonyme de Sandor Krasna une galerie sur le site de partage de photographies et de vidéos Flickr, où il poste des photographies de manifestations antigouvernementales, ainsi qu’une chaîne YouTube sous le pseudonyme de Kosinki, où il publie ses films vidéo, partageables et téléchargeables. Février 2012 : Sandor Krasna est un bot poétique sur Twitter créé par dont la beauté est de traquer tous ces signes qu’il suffirait de nommer pour que le cœur batte.

18 – Aujourd’hui / Il serait plus sage de lire avant de parler / Lire des livres / ou lire en soi / Voir ce qu’il y a autour de nous / plutôt que vouloir conquérir l’oreille d’autrui / Écouter / Voir / Sentir / Attendre / Devenir objecteur de paroles / Cultiver notre mémoire / ce jardin intérieur / Silence. Voir le compte de Judith Flusser sur Twitter : @FlusserJ

19 – Tout tourne autour de la mère / et pourtant / ces tristes sirs en costume cravate / gonflés de leurs prétentions / disent comment le monde doit tourner / même si le monde tourne sans eux / N’empêche / ces tristes sirs en costume cravate / n’arrêtent jamais de parler / Silence.

20 – Interactions et lectures attentives via le réseau de l’oiseau bleu :

Le soleil est notre dieu / le seul / sans sa chaleur / pas de vie / pas de rires / pas même d’idée de dieux / étranges sommes / des amas complexes de molécules / qui pensent rayonner mieux que le soleil / dont ils sont issues. / Silence.

Relire L’apparition du livre d’Henri-Jean Martin (et Lucien Febvre). – Où l’on comprend qu’une mutation d’importance prend du temps et nécessite plusieurs inventions ou développements parallèles (Le papier, entre autres, détrônant malgré les réticences de l’époque, le parchemin). Intéressant à comparer avec la situation actuelle où le monde de diffusion de l’information a changé depuis 20 ans (le web)… et où on entend de nouveau le même type de réticences concernant la naissance d’une nouvelle forme/support du livre.

21 – Chemin…

Le silence n’est pas toujours synonyme de néant / plutôt une pause / Respiration sur partition / Contemplation choisie / Recul salutaire / Il faut oublier / pas tout / la mémoire est sélective / souvent épidermique / et cachée / l’oubli demeure isolée / pire que le silence.

22 – Le 22 juillet 2065, j’aurai cent ans.

Inventer est un bien grand mot/Le regard un puits/imaginer est notre nature/imaginer ce qui pourrait être/imaginer ce qui n’existe pas/flammes esquissent des possibles/dessins que peu d’entre nous remarquent/Habiter l’instant/quelques temps/penser/passé présent futur/Silence.

23 – Le rideau crisse sous la brise / qui soudain forcit / à cinq heures / un rayon de soleil / hésite encore au seuil de la porte / la maison tremble de chaleur / les ombres sont vagues / je pose ma plume / qui s’envole / Je la regarde descendre lentement vers le sol / Silence.

24 – Le bruit du monde / bruits de notre rue / guident nos heures nos joies nos peurs / envahit nos vies parfois / marteaux enflammés ou klaxons piqueurs / deux boules de coton dans les oreilles / horreur / j’entends les bruits intérieurs / qui jamais ne cessent / Silence.

25 – J’esquisse sa tête du bout de mon crayon / le tram ralentit / quelques traits véloces / ses yeux s’ouvrent  / et posent leur regard dans le mien / le tram s’arrête / Je lève la tête de mon carnet / Mon fugitif modèle descend / Sa silhouette s’affine en une rapide ligne de fuite / Silence.

26 – Ils ou elles ne parlent qu’éthique/épique époque/Leurs tocs ? Amasser / argent maisons honneurs /sans aucune empathie pour autrui /puis sur les ondes/de sourires charmeurs en paroles bienveillantes/culpabilisent/Ceux et celles qui entourent de bras protecteurs/leurs proches/Silence.

27 – Bruissent frais les feuillages de l’allée du théâtre / brutes, les ombres / s’ébruite une atténuation / de la douceur / sous les arbres non encore tronçonnés / leurs troncs sont des disques mémoriels qu’il ne faut pas lire / simplement savoir qu’ils jouent là / en silence.

28 – Tout partout/ entendons les mots climat, réchauffement, catastrophe écologique / mais jamais / n’entendons / celui de décroissance / Silence.

29 – Le monde est couleurs / la pensée, rarement / Silence.

Une image poétique ne nécessite pas connaissance de la vie du poète / Elle est / Le poète est anonyme / Il crée des images poétiques / sans se soucier d’autre chose / Son regard n’est pas béquille / mais volcan / Le poète cultive sa naïveté / On ne lit pas de la poésie en pensant à autre chose.

Ce qui est sans attention / est-il sans mémoire ? / Un musée de la rêverie peut-il exister ? / Augmenter le langage / Créer du  langage / Valoriser le langage / Aimer le langage / Actions d’ascensions vers la conscience de parler / mais d’abord / Se taire / Silence.

Source non tarie / Il y a croissance d’être / dans toute prise de conscience / La rêverie poétique / est la conscience / la poésie / relève du jet / la feuille l’absorbe / ou la retient / visible / à sa surface / Silence. [A suivre sur le twitter de Judith Flusser, entité poétique]

30 – L’hoverboard des films Retour vers le futur a son cousin dans la vie réelle, le FlyBoard, imaginé par Franky Zapata qui tente ce mois de traverser La Manche, comme Blériot…

31 – Lu dans la presse. –  » Quelque 200 rennes ont été retrouvés morts de faim sur l’archipel norvégien du Svalbard dans l’Arctique, un nombre inhabituellement élevé qui s’explique par les changements climatiques dans la région, a indiqué lundi l’Institut polaire norvégien. Au cours de leur cartographie annuelle de la population de rennes sauvages sur ce groupe d’îles, situées à quelque 1200 km du pôle Nord, trois chercheurs de l’Institut polaire ont recensé cet été quelque 200 cadavres de cervidés, morts de faim au cours de l’hiver passé. « 

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Silence… .

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CC BY-NC 4.0

Cette œuvre est sous Licence Creative Commons Internationale Attribution-Pas d’Utilisation Commerciale 4.0. Toutes les photos sont miennes.

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