Dans la ville de S. : une flânerie subjective, photographique et littéraire de 2015

Quelques jours en aout 2015, l’Office de tourisme de Strasbourg m’avait proposé, via Annabelle Bendel (Agence Pan), d’animer leur page Instagram. Retour sur une flânerie complétement subjective en quarante photographies. Merci pour cette liberté et la confiance accordée.

 

Dans la ville de S.

#1  La flânerie pourrait démarrer ici, au petit matin. La ville dort encore. Les ex-grues de l’armement Seegmuller veillent. La presqu’île Malraux se réveille peu à peu. La Médiathèque André Malraux accueille ses premiers personnels. Les notes du Conservatoire gigotent sur leurs portées…

 

#2 On peut ensuite prendre un tunnel d’ormes au Parc pour atténuer les morsures du Soleil, tenter de trouver un peu de fraîcheur. L’été 2015 est particulièrement chaud.

#3 On peut aussi le matin, chausser baskets… pour courir ou marcher dans le parc : croiser d’autres joggers matinaux ou simplement écouter les oiseaux

#4 Suivre le ruisseau… Se dépayser

#5 Comme on est un peu myope, soudain, à l’orée du bois, voir une nuée d’oiseaux s’envoler devant soi… S’apercevoir en se rapprochant que votre rêverie et le vent vous ont joué un tour… Sourire…

#6 Des sourires , on en croise souvent sous les arbres de la promenade, le long des bords de l’Ill… Il suffirait de sourire… C’est l’été , les robes légères, les cris des enfants et des jeux de reflets nous montrent que la joie est palpable. 0sez Joséphine chante le monsieur dans le poste… renforce notre bonne humeur…

#7 De l’autre côté de l’avenue de La Marseillaise (composée ici, devenue célèbre ailleurs), c’est un zombie qui nous regarde. Nous fixe pour nous annoncer le nouveau programme d’un théâtre populaire… Attendons encore la rentrée… Mais non, ma fille, le monsieur va rester sur l’image…

#8 Quand vient le soir, il reste immobile. Il ne bouge pas, ni le jour ni la nuit. Le cheval sans queue à tête d’oiseau de Mimo Palladino… Le musée est fermé depuis longtemps… Je reste là, avec lui, à regarder la fin du jour…

#9 Si le cheval de Mimo Pallidino semble nous inviter à la contemplation du temps qui passe, la Femme marchant vers le ciel de l’américain Jonathan Borofsky nous dit que tout est mouvement. Des œuvres d’art sont disséminées partout dans la ville et on peut passer près d’elles sans les voir.

#10 Ce qui rend la ville agréable ? Très certainement, la présence de l’eau

#11 Il suffit de marcher trois minutes et vous vous retrouvez devant un canal , une rivière, un cours d’eau. Pour Le Rhin, il faut marcher un peu plus… Ou prendre votre vélo, utiliser les innombrables pistes cyclables… Au matin, il fait beau. Les résidents des péniches ne sont pas encore réveillés… Vous marchez lentement jusqu’à votre bureau…

#12 « La beauté de Strasbourg ! Il suffit d’une fois. » écrit l’écrivain Bernard Frank. Il ajoute : « C’est la campagne dans la ville ou la ville dans la campagne. » C’est ainsi que je l’ai perçue la première fois où je me suis promené dans ses quartiers

#13 Je remonte ensuite la rivière dans un de ces bateaux qui sillonnent toute la journée les cours d’eaux qui encerclent la ville de S. Les marronniers, les premiers à se couvrir de feuilles, sont aussi les premiers à annoncer l’automne.

#14 « Le temps passe, les souvenirs restent » est une exposition d’Hervé Bohnert à découvrir dans ce Petit Cabinet du Pont de Pierre. Lieu animé par l’association du quartier : envie de… Quartier…

#15 Et le soir , les couleurs autour des écluses…

#16 Il n’y a pas la mer ici mais le ciel, les nuages, des instants magiques…. Lever la tête

#17 On pourrait faire la transition ainsi : après avoir vécu une semaine chargée… Entrer dans un autre monde… Notre myopie nous empêche de voir tout, heureusement : trop de lucidité atténuerait notre jubilatoire curiosité

#18 La photographie n’est pas illustration. Enfin, pour moi. Ici, elle dit ce que nous ressentons. Ici, nous sommes dans le monde du végétal. Ici est lieu pour se ressourcer et cultiver sa naïveté. Surtout, il faut veiller à cultiver sa naïveté. Et quel meilleur lieu qu »ici…

#19 Ici, on enlève les cadres. Qui brident toute la semaine ta créativité… Ici, on enlève même le cadre blanc des photos de cette série. Ici, les fenêtres, les grandes baies vitrées de la serre, se transforment en toiles… On dirait que le peintre est parti depuis longtemps… Mais le soleil modifie en permanence son œuvre…

#20 Ici, c’est la jungle mais celle-ci est sans danger…

#21 Sous le Gingko Biloba, rester à lire, regarder, écouter, voir… Retrouver le calme intérieur…

#22 Et les plantes qui veulent s’échapper de la serre… Profusion….

#23 Profusion

#24 Au jardin botanique, cette impression de se retrouver au siècle dernier, dans les univers de Jules Verne, où il y avait excitation pour la découverte, où l’on pensait encore aux bienfaits de la science. Aujourd’hui, on a mis une étiquette sur ce type d’univers : steampunk. Pour le classer et l’empêcher de déborder…

#25 En musique se poursuit la balade avec le nouvel opus du strasbourgeois Anil Eraslan, maître violoncelliste. Dans la lunette de l’observatoire, on l’aperçoit…

#26 Les pieds dans le jardin, la tête dans les étoiles : inauguré en 1881

#27 La ville de S. n’oublie pas ses grands hommes… Ce soir, concert sous forme de patronage

#27 C’est la balise, le repère, une boussole pour s’orienter : la cathédrale et ses sculptures sont présentes au sein de l’exposition Fleur de Pierre sise dans tout le jardin…

#28 Se rafraîchir à La Taverne. Lieu Oloé : Où Lire Où Écrire (mot inventé par @athanorster et bientôt depuis invitée à Strasbourg –) ici et le site carte.

#29 Un bibliothécaire, tout flâneur qu’il soit, ne peut avoir qu’une pensée émue (et renouvelée) quand il passe quatre fois par jour devant le musée du maître de la satire et du dessin…. Et jamais se lasser des trois brigands de son enfance.

#30 Petit à petit, se constitue une encyclopédie du cinéma avec les programmes fouillés du Star : un régal

#31 Tout de suite après le Pont de Pierre, un autre pont de pierre, le matin…

#32 Flâner le long des berges de l’ill, profiter de la quiétude des lieux… Sérénité…

#33 Le lieu où tout peut commencer, quand les arrivées sont des départs

 

#34 En quittant les bords de la Méditerranée, on m’avait dit : tu vas connaître le froid et la neige… Ah bon ?… Il vrai que c’est l’été

#35 Nouvelle floraison du magnolia près du café Brant

#36 Encore quelques photos avant de rendre les clés du compte, avant de terminer cette semaine de flânerie. Impossible d’oublier celui qui résida à Strasbourg entre 1770 et 1771… Étudiant en droit, sa statue se trouve devant le Palais Universitaire…

#37 Le long des berges de l’ill…. On croise des joggers, des canards, beaucoup de canards, des amoureux, des passants et leurs chiens….

#38 Le long des berges de l’ill, on découvre parfois de beaux dessins… Qui est ce mystérieux dessinateur ?

#39 et sur une autre porte… Un autre dessin du mystérieux dessinateur

#40 Voici la dernière image de cette balade en votre compagnie.

Merci pour l’invitation à @strasbourgtourisme et @annabellebendel pour la confiance.

Au plaisir de vous rencontrer ici ou là…

 

Silence…

 

 

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