Dés bus #3

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Je lisais un livre par jour sur cette île. J’étais prisonnier. Une idée en entrainait une autre. Une page tournée me ramenait un peu plus en arrière. Et je n’avais plus qu’une envie : brûler ce bouquin particulier. L’étoile qui me regardait plus haut n’était pas d’accord. Je ne l’étais pas non plus, au fond de moi. L’émotion me submergeait. Le feu n’avait jamais vraiment rien résolu. Le feu n’était pas à notre portée, nous, les apprentis sorciers humains. Nous étions composés principalement d’eau. Nous nous évaporions à la moindre embûche. L’étoile qui nous chauffait était notre seul dieu réel. Elle était plus grande que nous et sans pensée. Mais elle brillait. Tâche humble, unique et vitale. Je lisais, pris dans le courant de ce fleuve, sur une île, entouré d’eau. L’eau. Le feu. Ce n’était pas deux contraires. C’était deux choses différentes. Utiles. Les mots, c’étaient autre chose. Qui nous compliquaient la vie. Ou la magnifiaient.

Silence

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