Dés bus #2

le cirque

Il n’y avait que dans la contemplation du ciel étoilé qu’il retrouvait un semblant de stabilité. Autant de vide au-dessus de sa tête lui permettait de retrouver l’équilibre. Un frisson dans l’échine en était le signe tangible, comme une sorte de vertige fugace. Aussitôt suivi d’une impression de déjà vu : ce qui l’interrogeait. Un brin de connaissance s’infiltrait en lui jusqu’au plus profond de son âme. Mais l’âme n’existait plus dans ce monde. Il était ivre de hasards. Empli d’innocence. Il ne pensait pas à mal malgré tout le mal qu’il voyait autour de lui.

Le mal était d’ailleurs un mot valise qui ne voulait pas dire grand chose quand on y songeait. Il pouvait être universel et à la fois, particulier. Il n’avait pas vraiment de dimension, car chacun pouvait le relativiser. Chacun l’employait à sa convenance. Chacun tenait à son confort.  Nous ne savions plus qui nous étions ? La confusion était totale. Nous avions bus les dés du hasard. Et tout était devenu une immense loterie. Celui qui parlait le plus fort remportait la palme du bien.

Rarement, les flâneurs du temps qui passe, les pacifistes, les rêveurs de douce vie emportaient ce jeu de dupes. La réalité était vraiment trop mordante.

Silence.

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