Dés bus #1

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Il pleuvait tout le temps sur cette île. Je ne sortais jamais de la maison de bois. Le feu crépitait dans la cheminée. Il y avait assez de bûches pour tenir l’automne puis l’hiver. Je marchais en silence sur le parquet qui ne grinçait pas. C’était étrange. Je n’entendais que le crépitement des bûches dans l’âtre. J’allais écrire : je n’entendais que le crépitement des bûches dans l’autre. Mais l’autre était absent, absente plutôt. J’entendais aussi le bruit des vagues sur les rochers. Un peu de vent dans les branches. J’étais seul sur cette île. Je me faisais peur parfois en pensant que la barque qui m’avait conduit ici pouvait être détachée et s’enfuyait vers le large. Je courrais dehors. Je la voyais. Je rentrais. Je ne sortais jamais de la maison de bois, sauf quand je me faisais peur. La barque me rattachait à ton continent. Je lisais pour la xième fois Le Testament amoureux. J’errais… après avoir bus les dés du hasard.

Silence

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