Je regarde une étoile, ce soir (Le manque d’imagination #10)

ganz

Je regarde une étoile, ce soir. Toutes ces choses sur terre qui nous occupent : pour rien. Toutes ces insultes gratuites qui fusent des tribus qui souhaitent représenter dorénavant l’humanité. Je regarde une étoile, ce soir. Je mesure le temps perdu à se disputer entre tribus. Pour savoir si leurs dieux est le bon dieu. Leurs pensées, la bonne pensée. Leurs certitudes, les certitudes. Il n’y a plus que des tribus sans aucun doutes. Leurs questions sont des réponses radicales et de plus en plus, totalitaires. Pendant ce temps, on ne sait toujours pas le début du pourquoi de la présence de cette étoile. Et comment ? Et quand ? Et qui ? Et quoi ? Et pourquoi ? Nous manquons singulièrement d’imagination. Et de curiosité surtout. Nous ne posons plus de questions. Je regarde une étoile, ce soir. Je regarde une… Je pourrai regarder sa voisine proche qui ne l’est pourtant pas. Cette dernière remarque est déjà une limite de nos savoirs : sur ce que nous voyons, croyons voir, pensons voir. Et je n’en sais toujours pas plus. Mais cela m’apaise de regarder une étoile, ce soir. Le matin, je coupe une orange en deux pour la presser. Une orange, c’est aussi incroyable qu’une étoile. Dès qu’on regarde autour de soi, on n’a plus que des questions. Qui pourraient être moteurs pour nos imaginations. Qui pourraient nous sortir de la mélasse de ces tribus, leurs pieds retenus dans le sol et leurs identités en drapeaux. L’humain en eux ne les intéressent pas. Ces tribus qui n’ont que des réponses à jeter à la face des autres tribus. Infantilismes, à la différence que les enfants jouent. Irresponsabilités de « nos responsables ». Je regarde une étoile, ce soir. Je ne dois pas être le seul à me poser ces questions. Mais pourquoi n’arrivons-nous pas à nous retrouver, nous, qui nous posons ces questions et laissons toute la place à ces batailles tribales ? Combien serions nous à ne pas nous reconnaitre dans toutes ces tribus ? Nous n’avons que la fuite comme horizon. Et surtout le silence pour ne pas être harcelé. Encore une question. Dès que l’on se pose un peu, dès qu’on ne souhaite pas envahir l’autre, on se pose des questions. Sans fin. Sans faim aucune de prendre la place de l’autre. Que de questions. Je regarde une étoile, ce soir. Je rêve. Je ne suis pas de ces clans. Cela ne change rien. Je suis Damiel assis au-dessus de la ville. Je ne suis pas un ange. Je ne suis rien. Un simple regard vers l’étoile…

Silence.

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