#365 jours (journal poétique, mars 2017)

Habiter poétiquement le monde ? Chaque jour…

Un paragraphe par jour, sur le modèle du livre You du poète américain Ron Silliman.

Écrire – retenir, noter – un instant quotidien : une pensée, une action, une musique… et publier le mois suivant… Silence.

En attendant le printemps, Mars a démarré ainsi :

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Lignes d’incertitudes

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Dans un communiqué reçu ce matin, le Soleil tient à préciser aux humains que ce qu’ils appellent éternité ne durera finalement que cinq milliards d’années. (1er mars)

Le frigo du monde est détraqué. La fin du monde est dans tous les discours mais, qu’il était doux le temps d’aujourd’hui. (2 mars)

J’aime les histoires qui n’ont plus d’auteur. Et les alphabets que l’on trouve dans la nature.

Tu ne cesses, de marcher. Tu ne cesses, d’apprendre. La marche est ta méthode pour capter la connaissance.

Les oiseaux volent-ils quand il pleut ?

Le cœur scintille un temps, avant de rouge, couvrir la toile.

Modeste comme un petit souci et froide, la toile, pleine.

Les étiquettes sont aujourd’hui plus importantes que le faire qui est un chemin qui se suffit à lui-même et rend le paraitre inodore.

Je retiens : »étudier archéologiquement les miettes. »

Il se demandait pourquoi il avait mis tant de temps à voir tout ce qui existait autour de lui.

Tu as pu reprendre une marche jubilatoire quand tu as eu la chance d’identifier ta première déception.

J’aime les silences, presque tous, les interstices entre les pierres, le léger bruissement des feuilles. Ce que l’on ne voit pas au premier regard. Ce que l’on n’écrit pas et qui se lit entre les lignes. L’abondance nous est néfaste. Révéler la beauté, c’est rechercher la rareté.

Rester à l’écart. Observer. Dessiner.

Nos désirs sont désordre.

Il y a des ciels que je ne garde que pour moi. Je ne les prends pas en photo. Je ne les partage pas sur le Web.

Les promesses sont has-been en ces temps électoraux. Est testé, désormais, votre capacité à encaisser le plus gros mensonge.

Le mot fatigue, le verbe fatiguer qui colonisent désormais toutes les discussions de l’époque finissante. Fatigant…

Flash : la laideur des villes autour des centres anciens et cet architecte moderne et soumis qui a sombré dans l’utile au détriment de la beauté.

Ce NOUS, utilisé contre NOUS et pour parler à notre place.

Cette nuit, j’ai rêvé de Victor Hugo. C’est étrange, je lis une biographie de Jacques Prévert.

Apprendre le nom de tous les arbres. De presque tous…

Tout doit être lisse. Et le rester. Mais il n’y a plus que fissures ou fêlures…

L’incertitude nous aide à identifier l’absence.

Notre besoin d’histoires est insatiable : une manière de calmer nos inquiétudes, d’apaiser nos curiosités ou de déclencher des jubilations. Et le travail des écrivains est de renouveler sans cesse, et la forme, et le fonds, comme un mineur de fonds creusant sa veine.

Nomade comme un arbre, monade comme un sédentaire.

Le changement, c’est aujourd’hui !  Je pousse un grand éclat de rire. Mais, efficacement, j’avance ma montre d’une heure.

Tout se termine en dérision. Même la sainte empathie n’est plus crédible.

On n’use pas les personnes et les objets en les photographiant. On leur porte attention. On use, par contre, notre regard par la vue répétitive de motifs identiques, fabriqués ou pré-formatés.

Je grimpe vers la canopée, sur la dernière branche. Les chants des oiseaux disent la fin du jour.

Wikipédia en français a 16 ans ! 1 857 241 articles et 18 985 membres actifs qui ont contribué en ce beau mois de mars, à enrichir l’encyclopédie et ainsi à favoriser le partage des savoirs. Nous cherchons ce qui nous rapproche, ce qui nous réunit. On peut être de son époque : pessimiste et cynique mais il n’y a pas d’autres chemins que de rechercher ceux qui font Communs.

L’idéal est devenu hors de portée. Reviens Hugo, toi le musicien !

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Silence
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CC BY-NC 4.0 Cette œuvre est sous Licence Creative Commons Internationale Attribution-Pas d’Utilisation Commerciale 4.0.

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