Contre l’ombre (Ce que je retiens, #8)

nucleaire

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Contre l’ombre. Tentation de fuir ce jardin. Attendre. L’attente est peut-être le moment créatif le plus important dans le cheminement vers l’œuvre à venir. Si le monde est réel, est-il la somme de toutes les traces, signes et empreintes qui nous environnent ?

Contre l’ombre. La jeune femme et son enfant étaient occupés à créer une œuvre d’art avec des pétales de roses sur le gazon vert de la place des nuitsdebouts. En riant, l’enfant balaya tout de sa petite main…

Contre l’ombre. La personne à qui je parlais ne m’écoutait pas et me faisait répéter. Par politesse. Mais ne m’écoutait pas plus. Situation qui était désormais courante entre les êtres. Déséquilibrés. Inattentifs.

Contre l’ombre.  On ne pouvait plus employer certains mots, certains adjectifs. L’anticipation orwellienne avec sa réduction du langage était à l’œuvre pour réduire la capacité de penser. Valait mieux classifier par grands stéréotypes : on pouvait plus facilement s’indigner. Les camps étaient clairement définis.

Une certaine morale avait englouti la pensée. Peut-être parce que la peur de l’ombre revenait. On était en avril 2016. 30 années s’étaient écoulées depuis la catastrophe de Tchernobyl. Cinq, depuis celle de Fukushima et on continuait à construire des réacteurs nucléaires. La chape de plomb sur les dangers de l’atome perdurait.

Contre l’ombre. La nuance.

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Silence

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