Le temps plie… (Bereishit #17)

Sans titre

Le temps plie. Transforme. Ou le temps pile. S’arrête. Stoppe. Quelle joie : s’extraire, du temps. Le temps flashe. La seconde d’après, tu n’es plus là pour t’en rendre compte. Le temps se gausse. Tu cours. Tu marches. T’affales. T’entasses les vertèbres. Qué blague. Oué, Braque. Barjot.  Le temps te perd. Tu ne sais plus où tu es. Qui tu es. Qui tu hais. Tu ne es personne. Tu regardes derrière toi. Toit au-dessus de tête. Le temps te dessert. Te gaufre ou te crêpe. Tu t’imprimes tout seul, à chaud, à froid, des creux et des bosses, qui te diront, rappelleront, d’où tu viens. Ta mémoire s’emplit comme un puits déjà inondé. Le temps te virgule, t’apaise parfois. Et puis, non. Martèle. Le temps file, te fluxe de plus en plus.  Ensuite, tu restes dans le noir. Tu aimes lumière, au singulier et au pluriel. T’adosses sur ses courbes ; du ciel, elle descend. Les secondes sont des litres, les toises mesurent les silences. Ne te regardent plus de haut. Tu ne les crains plus… te moquent, tu chuchotes… pour retenir, instants, instantanés… Au bord de falaise, juste avant de sauter. Ce temps te cruche. Ce temps te croche. T’achoppes une pause. Puis, repars dans l’autre sens. Tu ris. L’épi se dresse. Les pies t’agacent. Tes pieds dans l’eau. Tu croîs. T’allonge. Sable. Le temps t’oublie. Le temps, Dali. La montre, flasque. Le temps d’aller… Le temps te plie. Tu… pause.

Silence / Bereishit 17

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