Bereishit… (Bereishit, #1)

Ciel

« Quand nous avons dépassé un certain âge, l’âme de l’enfant que nous fûmes et l’âme des morts dont nous sommes sortis viennent nous jeter à poignées leurs richesses et leurs mauvais sorts... »
Marcel Proust. – A la recherche du temps perdu – La prisonnière.

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Vivre… sans avoir conscience de la fin… comme une furie, un sauvage, un barbare… Prendre conscience… un jour… au détour, d’une feuille, celle d’un arbre tombée à nos pieds ou devant celle d’un livre tombée sous nos yeux … S’arrêter. Stopper. Regarder autour de soi toute cette agitation perpétuelle… « Écrire, ce n’est pas vivre » (BC)… Effacer cette phrase définitive… excessive… bloquante ? L’oublier… la bannir… Écrire avec ou sans cette conscience de la fin… des fins… Cette force du roman, tout de même… notre besoin d’histoires est insatiable… qui nous pousse à nous assoir : pour dire le mouvement, il faut s’assoir… Nos anecdotes de la vie quotidienne demandent à être transmuées en archétypes… Cette petite voix en nous depuis le commencement… ou cette petite flamme… ou ce regard… cela n’a pas beaucoup d’importance… Il suffit de… avoir le courage de raconter… commencer… La vie est un roman… une course de fonds… la vie est un roman… pas un musée, une commémoration, une vague tradition… La vie est un roman… même pour les disparus… surtout pour les disparus… Bereishit… je pense aux disparus… avant que ma mémoire ne s’enfuit définitivement…

Silence / Bereishit 1

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