Pourquoi la culotte de Wonder Woman était-elle bouffante ? par Camille Philibert-Rossignol (Vase communicant, Août 2013)

Un ami FB m’ayant posé cette question essentielle, je suis hélas obligée de lui répondre et de pondre quelques lignes pour lever le voile. C’est coton. Tout en me demandant si ça a un quelconque intérêt. Mais je tiens à préciser, contrairement à l’avis de @francisroyo, qu’il ne s’agit pas là d’un postulat surréaliste. Bien au contraire. C’est réellement une interrogation existentialo-stylistique. Cela posé et au cas où ce sujet épineux concernerait quelques lectrices ou lecteurs, les lignes qui vont suivre n’auront pas été totalement vaines… Quoique…

C’est donc en effet parti pour quelques recherches de paperasse-wiki-ITW-teuf-teuf… Un nouveau rewind donc, dans l’épopée de cette super héroïne au moins aussi extraordinaire que ma grand mère qui a passé sa vie dans le Loiret. Que fout ici cette phrase qui n’a rien avoir avec la choucroute ?

Mais reprenons (en vrai, à l’heure d’aujourd’hui, à cet instant T, je suis à poil sur ce sujet).

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wonder woman.

interruption de la rédaction pendant plusieurs journées consacrées au shopping de fin de solde où en farfouillant un chouïa on peut faire quelques affaires

Après une enquête aussi poussée que sourcée, quelques fondamentaux ont pu être dégagés :

– Catherine de Médicis a émancipé les femme en imposant le caleçon à celles de sa cour. Il faudra plusieurs siècles, George Sand et Colette   ( une voisine de ma grand-mère qui ne n’appréciait guère cette créature). Par le porté de caleçon, la femme s’impose donc comme capable de décision et de raison, bref l’égale de l’homme.

– La culotte pour la femme n’apparait finalement qu’au dix-neuvième siècle, c’était alors un pantacourt qui était déjà bouffant. Car, quand on s’asseyait en crinoline, il pouvait y avoir des choses à dissimuler. À l’époque tout le monde se baladait cul nu (hormis les cavalières montant en amazones ).

– A l’origine William Moulton Marston, son créateur, avait plutôt envisagé une jupette façon patineuse, puis il semble qu’il ait renoncé à cette belle idée. Mais à bien y regarder cette jupette est un genre de short façon trapéziste, nettement plus pratique pour courir, bondir, voler.

– Wonder Woman n’étant pas le genre de star à faire sa Muscler, son anatomie harmonieuse et bien proportionnée sera toujours mise en valeur quelque soit son type de culotte (périzonium, bouffante, haute, string brésilien ou short, gaine, pante, string, ganta ou boxer).

– A quoi donc est dû le bouffant particulier de la culotte de WW ? Serait-ce une Pampers ?

interruption de la rédaction pendant plusieurs heures consacrées du feuilletage d’un hebdomadaire de référence sur d’autres célébrité-e-s que celle qui nous intéresse ; où l’on apprend sans étonnement mais en étant scotchée que c’est Nabilla qui porte la culotte et non Thomas

Concentrons nous deux seconde en reprenant le fil de cette chronique inspirée. Paradoxalement ambassadrice de la paix et guerrière, apaisante et sans pitié, la Super Héroïne Majuscule a surtout besoin d’être à l’aise dans ses mouvements, pour ne jamais être gênée dans sa traque de la vérité sans relâche. Lors de sa première apparition fin 41 dans All-Star Comics n°8, sa culotte est bouffante car coupée dans une satinette en coton égyptien, un tissu lustré et calandré, qui après tissage à été écrasé entre deux rouleaux de manière à diminuer son épaisseur. (À l’époque le stretch n’existait pas et les culottes ne moulaient pas la moule).

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culotte.

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Alors, comment s’y prenait-on pour faire un passage harmonieux de la fesse à la cuisse, sachant que le bassin est en 3D, plat devant et bombé derrière ? Les couturières faisaient des fronces, de courtes fronces devant, de longues derrière. Des prouesses de petites mains car ce n’est pas de la tarte de partir d’un patron plat pour y caser l’imposant volume des fesses. De plus il n’y a pas de couture sur les côtés de la culotte de WW, car elles peuvent être blessantes pour ses jupons en taffetas.

Enfin, les nymphes nues qui jonchent les parcs et embellissent les façades des maisons bourgeoises, n’étaient pas concernées par ces considérations de modiste.

Voici une Allégorie de la Mer croisée je ne sais où. Elle n’a pas de culotte. Qui l’a sculptée, qui l’a commandée ?

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statue.

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Autrefois, beaucoup d’artistes étaient des crèves-la-dalle et obsédés sexuels. Pour mettre du vin dans l’eau croupie, ils étaient obligé de vendre leur talents à des rois dictatoriaux tout aussi libidineux qu’eux. Mais aux bourses beaucoup plus fournies. Je ne voudrais pas tailler leurs tailler un calbar, mais je n’en pense pas moins. Attiser de vieilles querelles de vieilles luttes de classes par cette chaleur, ce n’est pas sérieux. Laissons donc les champs de batailles et leurs charniers là où ils sont et retrouvons notre lumineuse guide, @WonderWoman, sa sagesse clean, inextinguible. La première super héroïne pas objet. Elle croit à la rédemption des méchants. Heureusement depuis l’Allégorie de la Mer, les temps ont bien changé. En 2013, la révolution de l’avenir de l’homme a changé la face du monde.

(C’est vite écrit).

Interruption de la rédaction pour écouter un vigoureux morceau légèrement inspirant sur un super héros gluant, ça me rappelle que Marco Ramones assure pas trop mal avec son last band

Pendant que j’use mes fonds de bloomers en satin à tenter de filer des métaphores branlantes tout en sirotant pour me réhydrater par ces grandes chaleurs, un mélange d’apéritif de gentiane et de crème de cassis, véritable petit Jésus en culotte de velours qui ne s’use qu’assis et gouleyant à souhaits, pendant que je m’hydrate par ces chaleurs torrides, je réalise que j’arrive en bas de mon doc OpenOffice. Qu’il me reste une photo à caser, celle de la Servitude.

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IMG_2967

Et que je n’ai pas écris le tiers de la moitié des aventures de Wonder Woman que j’avais en tête. What the fuck ! Comme le temps a passé vite finalement. Achevons-le là. À la hache.

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Camille Philibert-Rossignol

Merci à Marie Saunier pour sa précieuse expertise de styliste surdouée et son croquis explicatif.

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Un thème déjanté proposé par Camille et la culotte de Wonder Woman pour ce second vase communicant avec Camille, super héroïne du blog La pelle est au tractopelle ce qu’est la camomille à Camille. Allez y comprendre quelque chose ;)

Bienvenue Camille, je ne pensais pas un jour sur mes flâneries accueillir un texte alliant la culotte bouffante de Wonder woman avec une chanson des Ramones ! et retrouvez mon vase Super Ma ? Super quoi ?  sur le blog de Camille…

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Les vases communicants ?

  • Tiers Livre (http://www.tierslivre.net/) et Scriptopolis (http://www.scriptopolis.fr/) sont à l’initiative d’un projet de vases communicants : le premier vendredi du mois, chacun écrit sur le blog d’un autre, à charge à chacun de préparer les mariages, les échanges, les invitations. Circulation horizontale pour produire des liens autrement… Ne pas écrire pour, mais écrire chez l’autre.
    Beau programme qui a démarré un 3 juillet entre les deux sites, ainsi qu’entre Liminaire de Pierre Ménard (http://www.liminaire.fr/) et Fenêtres / open space d’Anne Savelli (http://fenetresopenspace.blogspot.com/…).

    Si vous êtes tentés par l’aventure, faîtes le savoir ici..

Et les lectures de ce mois sont à poursuivre ici.

Bonnes lectures

Silence

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