Sur chemin, fenêtres, sans cesse…

2013-01-28 14.18.45

.

.

.

.

.

.

.

.

.

.

« Le trajet nomade a beau suivre des pistes ou des chemins coutumiers, il n’a pas la fonction du chemin sédentaire qui est de distribuer aux hommes un espace fermé, en assignant à chacun sa part, et en réglant la communication des parts. Le trajet nomade fait le contraire, il distribue les hommes (ou les bêtes) dans un espace ouvert, indéfini, non communicant. »

Mille plateaux  / Gilles Deleuze et Félix Guattari. – Minuit, 1980.

————————————–

Sur chemin, fenêtres, sans cesse. Et mélodie, se met en marche, seule. Attendue. M’attendait pas. Dans le mouvement, toujours découvrir ciel bleu, et sur la portée de la ligne caténaire, voir souple nuage blanc, s’accrocher. Oiseau passe, frêle ombre chinoise dont la trajectoire découpe notre fond d’écran en deux parties. On pourrait plier le ciel, ensuite, en suivant pointillés dessinés. Mais donne ma langue au chat… qui n’en veut pas. Lappe lait, plutôt, de sa langue. Gommer n’est pas jouer. Accepter ce qui arrive. Et moi, de longer longue lande de terre. Devoir apprendre patience, nécessité. Avant que de nouveau, tourner pages du livre, en lire chaque mot, savourer comme senteurs envahissent palais. Écrire la suite de l’histoire sans fin. Le début s’écrit sur peau, parchemin sensible. Toujours Pergame, chercher sens, les sens… cachés. Nos maisons sont devenues trop petites. S’éveiller au chant des pistes comme en écho à siècles (des)ordonné(e)s. Mes abscisses deviennent des abysses, horizontales qui s’effondrent. Henry David T. disait qu’une bonne journée n’était une bonne journée qu’à la condition d’accomplir une balade de quatre ou cinq heures parmi les bois, par monts ou par vaux de sa contrée. Sur chemin, fenêtres, sans cesse. Le regard respire à la manière d’un cœur qui bat – intérieur, extérieur, flux qui fait marcher ou qui nous tourbillonne, espace fermé – espace ouvert. Tu es bruyère. Mienne sur lande. « Le soir approchait, le soleil déclinait, le ciel était magnifique. Je regardais les collines du bout de la plaine, qu’une immense bruyère violette recouvrait à moitié comme un camail d’évêque« . Le train filait notre histoire. Sur chemin, fenêtres, sans cesse…

Silence

Faire signe (saison 2) : journal quotidien jubilatoire en 200 mots ou quelques… : 165

Advertisements

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s