Vers Le Levant…

Reflets par FQ

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En fin de journée, trouver chemin dans reflets. Constat : les miroirs, constamment, me guident, me montrent le chemin et si il y a une chose que je déteste c’est de moi, voir l’image, le visage ; mon intérieur me suffit. Mais considérer le monde dans des miroirs facilite une autre manière de le voir ; suivre lumières, me diriger vers ta lumière : et c’est toujours vers l’Est, vers le Levant que regard se pose… et principe unique : privilégier nouvelle journée qui commence… M’éloigner toujours du Ponant, fuyant les vents mauvais et les cris intérieurs d’orfraie. Y a toujours un moment où l’on dérive vers l’Ouest et ce n’est jamais une bonne idée, cette dérive inéluctable et qui viendra bien assez tôt… Je fuis l’Ouest, le coucher, celle qui voudrait que je ne sois plus… Il peut pleuvoir mais que le ciel reste bleu. Être vivant. Rester heureux, malgré tout, ce tout qui contient aussi l’ignoble, le triste, le sans-vie, les faiseurs de mort et les faiseurs tout court… et bien pire encore… Préférence : pour voir le verre toujours complétement à ras-bord… soyons fous avec lucidité… depuis toujours, attiré par le baroque… le plein… plutôt que le creux ou le désertique, malgré leurs attraits, parfois séduisants mais si souvent morbides… respirer, sourire, et écrire chaque jour ce souffle qui est, et puis, lire quotidiennement les balises qui guident ou éclairent le parcours comme ceci, ce matin, en ouvrant la fenêtre numérique : « Et c’est en somme une façon comme une autre de résoudre le problème de l’existence, qu’approcher suffisamment les choses et les personnes qui nous ont paru de loin belles et mystérieuses, pour nous rendre compte qu’elles sont sans mystère et sans beauté ; c’est une des hygiènes entre lesquelles on peut opter, une hygiène qui n’est peut-être pas très recommandable, mais elle nous donne un certain calme pour passer la vie, et aussi – comme elle permet de ne rien regretter, en nous persuadant que nous avons atteint le meilleur, et que le meilleur n’était pas grand’chose – pour nous résigner à la mort. ». C’est de Proust, mais c’est chez FB grâce à AM, si j’ai bien tout compris, que cette phrase est parvenue jusqu’à mes yeux, aujourd’hui. Aujourd’hui qui est toujours un mot qui semble avoir un sourire jusqu’aux oreilles. Et c’est ce jeu des rhizomes, chers à Deleuze et Guattari, cette propriété souterraine et intrinsèquement liée au web, qui est la fonction la plus excitante de nos vies numériques, amène la vitalité et l’énergie et ce bonheur des découvertes et de l’écoute… Je t’entends et te vois… Mon regard désormais, vers le levant, mon soleil…

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Silence

Faire signe (saison 2) : journal quotidien jubilatoire en 200 mots ou quelques… : 160

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