On a pu croire que l’on tournait en rond…

Place de l'homme de fer par FQ

.

On a pu croire que l’on tournait en rond parce que nos pas nous ramenaient toujours vers la place centrale de la ville. C’était une forme de l’errance, choisie. Une pause du fleuve tumultueux, soudain rencontrant un bras mort. Un passage obligé. On s’en voulait un peu au début. Nos esprits étaient formatés pour nous dire ce qui est le bien, ce qui est le mal. Nous n’arrivions plus à penser de manière autonome. Tout était devenu jugement, contamination, folie furieuse. Tout le monde voyait les serials killers des séries américaines dans les sentiers de nos campagnes. Et ce qui nous faisait plaisir était annihilé par les errements de ceux qui avaient renoncé. Nous avons réagi. Je marchais vers toi. Tu m’avais déjà vu. Tu n’as pas pris le tram. Je suis resté sur le quai mais avec toi. On s’est regardé… j’ai commencé à te parler… puis toi… et jamais plus, depuis, ce silence terrible…

Silence

Advertisements

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s