A certaines heures…

2012-11-21 11.01.17
A certaines heures… douces, l’eau. Doucement. Coule. Désaltère. Apaise. Boire, bord du ruisseau. Voir ne suffit plus. Du ciel tombe. Tu es. Et… soleil. J’aime miettes sur drap et gouttes d’eau qui grainent sur le tissu. En volutes, circule, dans la roue à aubes, l’eau douce… Jeux, plonge. Nous. La peau. La tienne. Douce. Tu déformes toute ma cosmologie antique. Mes moulins à vent, détraqués, foutraques, ne sont plus sensibles aux manœuvres perverses des vents. Mais il est dit que rien, rien ne résiste à l’eau douce.  » À certaines heures, l’être humain est une plante qui désire l’eau du ciel. » Ce cycle. Du calme, emprisonné dans nuages. Et le ciel n’a plus besoin d’être en permanence bleu. Nous  aimons les couleurs, tous les deux, les blancs et les gris aussi… Nous aimons les nuances,  teintes et demi-teintes, dièses et bémols… La tension ne peut être permanence. Alors, à certaines heures… Doucement… Tu me dis :  Laisse moi… empreintes sur neige… de ma peau… Douce… L’eau…

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Silence.

Faire signe (saison 2) : journal quotidien jubilatoire en 200 mots ou quelques… : 156

En italique, phrase de L’eau et les rêves : essai sur l’imagination de la matière / Gaston Bachelard. – Corti, 1942.- chapitre La suprématie de l’eau douce, p. 209

La musique à écouter en lisant est ce titre : Calm d’Avishaï Cohen (album Continuo)
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