Echine

A Dièse

Comme roseau, mon échine, a plié jusqu’au sol, à presque tomber, à presque ramper, mon échine, verticale devenue horizontale, parallèle au sol, règle de fer qui bruit par terre, mon échine, s’est relevée, redressée, mon échine, tendue, droite et ferme. Ça a duré une éternité… Le temps d’un passage de cyclone.  La marche a repris. Sans canne. Qu’il est long le chemin qui apprend la liberté. Quel grand mot que ce mot, liberté ? Du peu de libre-arbitre acquis, j’ai arraché cet étouffant attachement. Qu’est-ce que je l’aimais cet attachement, pourtant ! Masochisme des liens. Aujourd’hui, mon échine s’étire vers ce nouveau chemin qui s’ouvre sur de grands horizons. Aucune envie de le parcourir seul, mais le découvrir, mais le partager avec celle qui m’accompagne désormais, celle que je connais, celle qui jamais ne me laisse, délaisse : mon échine. Me délasse. Délace. Je sais faire les nœuds tout seul. Les lacets de mes chaussures ne s’emmêlent plus dans les méandres du sentier. Ne confonds plus. Et toujours cette préférence pour les sentes aux grands chemins de randonnées. Il faut faire l’idiot parfois. Pour se sauvegarder, pour se sauver. Je ne m’échine plus. Machine fonctionne seule. Et le vent peut souffler où il veut. Même dans la fêlure… Les frissons dans l’échine, revenus…

Silence

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s