Ce serait comme un tableau de Hopper

« Les images ne disent rien, elles font dire ». Celle-ci, ce serait comme un tableau de Hopper… mais il est mort, maintenant. Et il n’est plus nécessaire de faire comme… J’essaie de ne plus faire de comparaisons, trop de siècles ont accumulé tant d’images, de faits, d’histoires. Cette photographie a été prise spontanément, message instantané tout de suite archivé dans la mémoire de l’appareil numérique, puis envoyé à son destinataire comme on envoie carte postale pour dire : je suis là, regarde comme c’est beau, j’aimerai être avec toi ; mais cette missive imagée ne serait tirée qu’à un exemplaire, n’en déplaise à notre époque de reproductibilité technique. A l’âge de l’accès et de la diffusion démultipliée, notre regard ne doit jamais être conforme, n’est pourtant pas neutre … empli des images d’un Edward H., images reprises un peu partout, dans tous les contextes, mises à toutes les soupes à la manière de celles d’un Warhol… Et pourquoi ces images là nous ont-elles marquées plutôt que celles d’un autre peintre ? Toujours étrange cette rencontre d’un peintre avec son époque. De sincérité commune, il s’agit en premier lieu, peut-être. Chacun s’identifiant à ces ambiances, ces personnages errants ou perdus, ces souvenirs peints sur la toile et ce que l’on ressent en les regardant vous remémore des moments que vous voulez oublier. Dérangeantes ces images ? « Pour trouver la beauté, nous devons être honnêtes et ignorer la crainte. Nous devons avant toute chose être des hommes ; l’artiste peut venir ensuite. »

Silence

Faire signe (saison 2) : journal quotidien jubilatoire en 200 mots ou quelques… : 154

.

En italique, première phrase de Jean-Luc Seigle (En vieillissant les hommes pleurent) découverte sur le géographique blog de  Loran Bart ;
seconde phrase, citée par Philippe Lançon dans son article : L’art à part d’Edward Hopper (libération, 5 Octobre 2012)
Enfin,rendez-vous sur publie.net pour Dehors est la ville (Edward Hopper) par François Bon.
Advertisements

Une réflexion sur “Ce serait comme un tableau de Hopper

  1. Ou des moments au contraire dont on souhaite conserver le souvenir intact, frais comme au premier jour.. on ne désire pas toujours oublier. La mémoire est ce moteur qui propulse, nous permet d’anticiper .. de réagir .. d’être en désir .. et nos yeux, outils précieux, font périscope du réservoir de nos émotions.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s