Soudain, ce ciel qui nous apaise.

Vous êtes dans le fleuve. Vous ne nagez pas, le courant est trop fort. Vous surnagez. Vous vous laissez emporter par le flux, pas le choix. Parce que vous allez passer sous un pont, vous  levez la tête. Vous regardez le ciel et la découpe des fleurs accrochées dans les pots suspendus. C’est bref ce regard. Mais c’est tonique.  Vous réagissez et saisissez une branche, une corde, le bord de la pile du pont, peu importe. Vous vous agrippez, résistez au courant. Vous réussissez à reprendre pied. Et sur le sol, sur la berge, maintenant, vous êtes. Vous souriez. Vous soufflez et pensez qu’enfin vous avez choisi de vous arrêter là, à cet endroit. Vous levez de nouveau la tête et il y a toujours ce ciel qui vous apaise. Un peu de bleu, un peu de blanc, trois fois rien de simplicité qui modifie votre regard, vous donne le la, la bonne direction. Ou vous rappelle que votre chemin est le bon. Vous souriez, vous soufflez de nouveau. Pensez qu’il faut voir plutôt que regarder. Et surtout,  jeter dans le fleuve, votre œil bovin du temps qui passe sans nous demander notre avis. Il suffit de passer sous le pont (variante) et d’atteindre la berge. Poser calmement vos deux pieds sur le sol, ne plus bouger pendant quelques instants. Respirer. Attendre que ce nuage là passe. Ne plus participer aux agitations effrénées. Reprendre la marche après avoir réfléchi… revigoré…

Silence

Faire signe (saison 2) : journal quotidien jubilatoire en 200 mots ou quelques… : 151

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