Deux arbres…

Et les deux arbres, sereinement, côte à côte, se reposaient en bord de rivière. L’éternité déroulait son écharpe transparente et protectrice autour d’eux. Nous nous allongions sous leur ombre, l’été, quand il faisait chaud. Dénudés, ils étaient encore majestueux. Leur immobilité provoquait le calme. Apaisés, devenions. La fureur, les heurts et les bousculades du quotidien étaient oubliés en quelques secondes. Nous avions besoin de ces instants pour prendre du recul, sortir de cette course-poursuite inutile qu’étaient devenues nos vies. Chants d’oiseaux, faisaient transition d’avec ces cris, grincements, pétarades et autres boums qui nous maintenaient en éveil. Épuisés, rapidement. Nous nous moquions en fait de toute cette agitation. Le temps ne nous appartenait plus et on se demandait bien pourquoi. Nous avions commencé de ralentir. Choisi de ralentir. Et ce  mouvement, certes plus lent, permettait tout de même d’avancer en appréciant ce qu’il y avait autour de nous. Cela n’empêchait pas que nous vénérions aussi la vitesse. Mais, nous avions envie de choisir nos moments. La tension avait baissé. Nous étions prêts pour d’autres confidences…

Silence

Faire signe (saison 2) : journal quotidien jubilatoire en 200 mots ou quelques… : 143

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