Comble le manque…

« La poésie, quelle que soit sa forme, est la tension de l’être vers une plénitude enjouée. Le temps qui la reçoit a la même dureté mate, sans résonance, que le sol à l’issue d’un saut périlleux. » Comble le manque. Le manque d’air. Rebelle permanente. Rebelle signifie en vie, et n’est pas cette posture ou position économique revendiquée par certains cyniques. Elle est air pour respirer. Pas simulacre. Vitale contre ce néant qui s’infiltre partout. Lumière. Elle est manière de faire fonctionner la machine cellulaire et circule comme liant entre les synapses. Pincements, serrements de cœur ou sourires. La grande santé. Je respire. Tu respires. Nous lisons. Partout. Tout le temps. De poésie, chaque jour, nous abreuvons… Et reliés, en permanence même quand loin, sommes.

Silence

Faire signe (saison 2) : journal quotidien jubilatoire en 200 mots ou quelques… : 142

En italique, introduction de Jean-Christophe Bailly à Wozu dichter in dürftiger zeit ? = A quoi bon des poètes en un temps de manque ? : ouvrage collectif réalisé pat Henri-Alexis Baatsch et Jean-Christophe Bailly. – Le Soleil noir, 1978.
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