Prendre la poudre d’escampette….

Fin de journée, fin août : orageuse. Dans la touffeur du soir, nous prenons la poudre d’escampette et cheminons sur les bords de notre rivière. Il y a bien quelques moustiques, quelques insectes, mais c’est de fraîcheur dont nous avons besoin et nous nous moquons de ces trublions sonores. Sur le banc ou sur le pont, tu me lis des mots qui te plaisent ; des mots ou tes mots. Je ne parle plus. J’écoute. Je t’écoute. Silence. Un vol d’hirondelles passe au-dessus de nos têtes. On entend, très proche, une cigogne claquetant. Un couple de canards accompagné de sa progéniture récente descend nonchalamment l’onde endormie. Il n’y a plus de bruits de voitures. Une moto au loin qui passe. Un klaxon. Le soir tombe. Silence. On pourrait croire que le monde est toujours ainsi… Notre agitation quotidienne et diurne est excessive et inutile. Nous avons envie de fuir. De ralentir, marcher lentement, regarder autour de nous et sortir de cette spirale infernale. Le silence se brise. On entend au loin des frottements de nuages. Un éclair. L’orage approche. Se dirige sur nous. Nous nous regardons. Pas de mots, nos regards. Nous l’attendons de pied ferme. Nous ne bougeons plus. Impatients que la pluie vienne… enfin, apaisés ou presque… désirant l’humidité…

Silence

Faire signe : journal quotidien jubilatoire en 200 mots ou quelques… : 134

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