Le regard ultime – 3

« T. me raconte que lorsqu’il était enfant il devait retourner les photos des visages et des corps qu’il aimait, les cacher, comme par insupportabilité, dans le sentiment d’un rayonnement froid qui ne pouvait lui être d’aucun secours. »

Et c’est ainsi que je la photographiai de nuit, en infrarouge, sa peau rougie reposant sous le bois, son corps alangui dans l’herbe haute.

Silence

En italique, Le rayonnement froid d’Hervé Guibert in L’image fantôme (Minuit, 1981)
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