J’étais devenu l’attente…

Des voiles. Il pleut sur l’arbre. Dévoile des mots qui chutent, qui dorent ou qui ensoleillent. Tombent aux bons endroits. Au creux de l’oreille, au bord de l’âme. Un rayon irise une goutte d’eau et m’accroche à cet arc-en-ciel éphémère comme bouée, si fragile, ultime chance. Le ciel ressemble à un immense chou-fleur. Le nuage est une inflorescence blanche et charnue. La poésie n’est pas toujours là où on l’attend, ni dans des images d’Epinal qu’elle se doit de tordre. Des voiles, diaphanes, aérées, envolées, cachent si peu. Œil acéré qui mord le cœur. Le regard est mon malheur. Le regard est mon bonheur. De tes charmes, dévoilés… embarque. Navigateur en barque ailée, poursuivre, te suivre. Il y a un fil et le défile. Sans fuir. Mon Ariane. Serais ton Solal, ma belle. Solaire, ces voiles qui déposent les rayons lumineux sur la cotonnade de ta peau aérienne. J’aurai si peu attendu en définitive, au regard du temps de l’univers. Le temps est une drôle d’invention. Les mots tourbillonnent, les pages s’emmêlent. Me racontent des histoires, des possibles. Sègre attend sa Milena, et dans bientôt, retrouvera le vent vivifiant du bord de l’océan. Hier, mais c’est demain, j’étais à la pointe du Raz et j’entendais rugir un vieux jazz venant du fond de l’Atlantique en mer d’Iroise, d’un vieux phonographe à bord du navire fantôme du hollandais volant. J’étais devenu l’attente. Je patientais. Latent.

Silence 

Faire signe : journal quotidien jubilatoire en 200 mots ou quelques… : 110
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