Club to climb…

Le train filait tellement vite… « Quand il était plus jeune, il avait essayé d’être un homme-oiseau.» Longtemps, j’ai été nomade. Fuyant ce que je voulais être. « Le temps passe plus vite que je n’espérais. » Le train file tellement vite. Mais, apercevait tout de même des mots, des lettres géantes… inclinées par la vitesse du train qui filait tellement vite. Litanies des voyages, rythme régulier des essieux des wagons, douce mélopée qui vous ankylose, dans état second, efface votre mémoire, lentement… en silence… « Je brûle d’une profonde envie d’être… ». Le train filait tellement vite. Et paysages qui passent si lentement mais qui laids, enlaidissent. Paysages qui ralentissent si vite mais qui gais, vous transportent… J’ai une maison à moi qui m’attend… dusse traverser à la nage la moitié de la France, remonter le cours des fleuves… Le train file tellement vite… Des orages, des flashs, des éclairs… Daguerre nous parrainait, drôle de type de naguère. Nous avions toujours un livre à écrire… Photographiant désormais le moindre lieu du monde, nous remémorant la première photographie avec une silhouette, au loin, humaine. Et puis, transmettre… ne plus fuir…

Silence 

Faire signe : journal quotidien  jubilatoire en 200 mots ou quelques… : 107
En italique, extraits de La sagesse du nomade : lettres choisies / Bruce Chatwin. – Paris : Grasset, 2012. Dans l’ordre :  p. 231 ; p. 233 ; p. 369
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