Les beaux jours avec, et la félicité…

Nous habiterions une masure perdue au milieu de la campagne. Pour ton bain, un rayon de lumière, pour t’envelopper et couvrir ton corps des mille et une irisations provoquées par la réfraction de la lumière, et frappant les minuscules molécules d’eau, et rafraichissant ton corps, et glissant sur ton corps. On apercevrait dans cette onde naturelle quelques grains de poussière, infimes. Nous n’aurions pas encore eu le temps de repeindre les murs, une petite souris dérangée et apeurée glisserait dans le petit trou du mur où poussait déjà une herbe folle ; puis les murs, les couvrir d’étagères pour rassembler les milliards de labyrinthes potentiels ouverts par les livres : plurivers de la bibliothèque. On s’en moquerait un peu de cet état délabré. Cette ruine serait le centre de notre galaxie. Le quotidien pouvait être entouré de murs damassés ou de murs écaillés, ce n’était pas cela qui nous plaisait et c’était dans nos regards que tout se jouait. La beauté se trouvait où nous l’avions décidé. Nos gestes éprouvaient cette méthode que spontanément nous nous étions découvert… enfin, glissaient nos mains… semblables au ressac de la mer qui se faufilerait comme vagues au cœur du sable fin. L’été approchait. Les beaux jours avec, et la félicité…

Silence 

Faire signe : journal quotidien jubilatoire en 200 mots ou quelques… : 104
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