Le monde en parallèles aujourd’hui


Faire signe avec des mots parfois, exercice désormais presque quotidien. Et parfois, mots se transforment en lignes, écrits dans le ciel, vocabulaire naturel. On a besoin de la nature sauvage. De cette respiration, évasion du quotidien. Chacun, chacune voit le monde de sa porte, et mes parallèles n’ont de sens que pour moi et pour Euclide aussi. Tente de faire partager… de mettre sur portée… le gros rond de l’arbre sur les lignes du ciel, est-ce un mi ou est-ce un sol ? Un dièse, un silence… Que se trame t-il ? nous renvoient en permanence les égos des gazettes indigestement éplorées en permanence…


Du sol, part une cheminée dressée vers un ciel qui écrit un H, couché, reposant. Erotique du ciel et du toi. Je gamberge tôt ce matin. Mais je réagis aux provocations du ciel, qui ne rougit pas pour autant, dans ce bleu presque insaturé


Inconséquemment, le ciel prépare sa trame. Chacun, chacune, selon sa sensibilité y voit messages ou signes du/des temps. On pourrait voir une cage aussi, mais le vent est là qui nous protège, et chasse les trublions barreaux dessinés par le ciel. Ailleurs, des petits oiseaux bleus ont gazouillé : suggérant que ces traces, laissées par un patineur céleste qui ferait fonction d’ange… De telles respirations, avons besoin…


Je ne crois pas, moi non plus, au hasard : « À moins aussi que nous ne soyons qu’insaturés, traversés, transpercés nous aussi des présences et des paroles des autres et que nous ne soyons toujours, plus ou moins, peu ou prou, des installations précaires et vibrantes dans l’espace du monde. Je nous soupçonne de plus en plus fortement de n’être que des dispositifs insaturés dans l’espace du monde. » Aux bords du monde ou au faîte du toi, le ciel écrit une initiale ensoleillée. Les festivités éclairées peuvent débuter…


au coeur du monde représenté par le jardin, dans la recherche de… la fraîcheur : « s’abstraire des bruits parasites, l’enfant qui pleure sa fatigue et sa soif, sa mère qui temporise, cet autre qui s’étale dans le gravier de l’allée, poupée déshabillée, un bras deux jambes, projection extrapolée, excédée peut-être… S’abstraire surtout. Seul le bruit de l’eau qui berce les feuilles, chatouille les fleurs, roucoule jusqu’à ses tympans et s’insinue en elle… brûle dehors, se réfugie en sa caverne, intérieure pétrifiée, caillou fleurit, n’a plus de pieds.. debout, accroupie ? Elle se concentre au bord de ses orbites, prête à jaillir. Le goût de l’eau très pure dans ce reflet du ciel parvient jusqu’à sa gorge… Encore. Se laisse envahir. Prend la posture de la grenouille sans doute, détend un bras, une jambe, décoince sa carcasse, entière, et se retrouve debout les yeux séchés sur tige dans le soleil brûlant, comme un diable sortirait de sa boîte pour aussitôt le regretter… Se réfugie alors sous le ginkgo. En ce pôle de la ville voilà qu’un torrent s’invite, plus rien n’existe … Seul ce nuage bienveillant, et la coupole de s’ouvrir… Cette offrande de leur sourire échangé zèbre la voûte doucereuse et gigantesque, nourrie de l’ombre qu’elle va déployer pour délaver leur ciel. Un gâteau dans le bec de la poule empressée et joyeuse et l’instant est parfait. »

L’instant est parfait… écho des instants insaturés…

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Silence avec échos des textes amis reliés…
Faire signe : journal quotidien jubilatoire en 200 mots ou quelques… : 98
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