Attrait des vertiges

Toujours ce mouvement qui vous pousse tout au bord du précipice… et cette envie de sauter dans le grand vide de l’inconnu… s’apercevoir qu’ailes comme Icare… et éphémère, s’envoler… Survoler les beautés offertes et entrevues… leur prendre un peu de lumière et transcrire… transposer… fulgurances, puis retrouver le calme d’avant tempête… Ouragan qui s’essouffle sur la plaine… L’art est ce moment bord de falaise et  inflexion dans l’échine, inflexion qui guide votre main si vous êtes dessinateur, celle qui élève votre voix si vous êtes chanteur, celle qui dresse votre corps si vous êtes danseur. Il y a cet instant que l’on souhaite éternel, mais qui n’est que fugace, une montée subite, une explosion… La pensée n’intervient qu’en second, après le premier jet. La puissance vient de cet attrait des vertiges. Ne jamais savoir comment les notes, les mots, les gestes vont dégringoler au creux de ton oreille, sur la feuille de ta peau ou dans l’espace entre tes bras. Il est ce grand fugitif, notre art, après qui l’on court… elle et lui, tout pareil… pareillement chercheur, pareillement chercheuse de vertiges…

Silence

Faire signe : journal quotidien jubilatoire en 200 mots ou quelques… : 78

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