Une femme « accomplie » par Remy de Gourmont (PG, 67) Sixtine : roman de la vie cérébrale, chapitre 18

Chapitre XVIII

Une femme « accomplie ».

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«Feminine to her inmost heart, and feminine to her tender feet. Very woman of very woman, nurse of ailing body and mind.» TENNYSON, Locksley Hall sixty years after.

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C’était un blond aux violentes moustaches, la barbe à l’autrichienne : mâchoire animale, oeil béatifié, l’air d’avoir besoin de beaucoup de viandes et de beaucoup de tendresses. Son crâne apparaissait carré sous ses cheveux ras et ses oreilles, trop longues, semblaient douées d’une motilité spéciale. Dans les gestes, la déférence inquiète de l’étranger, mais à l’occasion une soudaine hauteur de gentilhomme ; sans désinvolture, quelque vivacité et un charme barbare.

Hubert, dévisageant cet intrus, gardait une réserve qui masquait sa curiosité : il avait cru s’apercevoir qu’il était pour Sixtine quelque chose de plus qu’un visiteur de hasard, et le prononcé de son nom avait éveillé une décourageante association d’idées, car il répondait strictement aux initiales, bien que le personnage n’eût avec le portrait aucune fraternité de figure, semblait-il : «M. Sabas Moscowitch».

Sixtine épela les syllabes avec complaisance, puis après des banalités, conta quelques pages de l’histoire de M. Sabas. Carrière à la Tolstoï, sans le final mysticisme : un peu de Caucase, un peu de seigneurie en des domaines désorganisés par la récente liberté, un tour d’esprit réformateur, mais à la moderne, des succès au théâtre par des drames de combat qui avaient déplu au tzar ; enfin, et c’était le côté intéressant de M. Sabas, il venait en France faire jouer ces drames. Comme il savait d’enfance le français, il les traduisait lui-même. Pourtant des conseils lui seraient profitables : il aurait également besoin de quelque appui dans le monde littéraire. Elle escompta hardiment la complaisance de Hubert.

– M. d’Entragues pourra vous être très utile.

Entragues, d’un ton très mesuré, offrit ses services. Lire ces drames, présenter l’auteur à la Revue spéculative, endoctriner Van Baël, qui connaissait tout le monde, gagner Fortier, tout cela était faisable. Même, Fortier cherchait du neuf : après les romans, ce serait une idée à le tenter que la publication d’un drame russe. On en ferait passer un à la Revue, avec tapage, et le chemin s’ouvrirait frayé pour les autres.

Sixtine parut enchantée de ce plan ; Moscowitch entrevit la gloire ; Entragues se disait : «Ou bien on se joue de moi et je n’ai rien à perdre en me montrant aimable pour ce Russe ; ou bien elle ne s’intéresse à lui que par vanité et plus je ferai, plus elle m’en saura de gré. Non, certainement, je serai dupe et sans compensation ; il y a entre eux de vieilles relations : les S. M. en sont la preuve. Oh ! que j’ai envie de railler doucement avant d’être moi-même raillé par les faits. Ce serait perdre tout. Ah ! mais, me voici impliqué dans de singulières intrigues ! Il va falloir surveiller mes actes, peser mes paroles : c’est pénible. Ah ! que je voudrais m’en aller ! Comme je voudrais n’avoir jamais connu cette femme, qui me tient là sous ses yeux et me compare avec l’autre ! Je le sens très bien : elle nous analyse, autant qu’une femme est capable de cette opération, elle nous mesure, elle nous pèse; elle se demande lequel des deux lui donnerait le plus de plaisir. Et peut-être est-elle embarrassée, car si l’un, c’est moi, doit l’attirer par des affinités de race physiques et intellectuelles, l’autre lui fait subir la magie de la nouveauté, de l’inattendu, de la différence. Car elle est pervertie : sans cela, elle aurait un mari ou un amant. Les femmes qui attendent, qui veulent choisir, qui cherchent l’extrême possible sont capables de se décider, tout d’un coup, sous la pression d’une sensation inaccoutumée. Mais ce n’est pas la première fois qu’elle voit ce Moscowitch ? Oh ! non, mais tant que le voile n’aura pas été soulevé le mystère demeure intact et toujours aussi tentant. L’exportation, en France, des romans russes, cela doit être une entreprise des don Juans de la Neva : il faut, à cette heure, être Russe pour plaire. Oh ! que nous soyons russifiés aujourd’hui ou dans un siècle, cela est bien indifférent, puisque nous le serons : Tolstoï est le porte-drapeau et Dostoiewsky le clairon de l’avant-garde. Amen ! j’ouvre la porte à Moscowitch. Si l’on joue ses drames en place des miens et s’il me prend la maîtresse que j’envie, eh bien, dépouillé de tout, j’aurai peut-être la paix.»

Ayant fini cet intérieur monologue, à peine interrompu par des assentiments de tête et de vagues syllabes jetées en réponse dans la conversation, Entragues, d’un geste brusque, se leva.

– Vous partez ?

Il y avait un tel accent de reproche dans ces deux mots qu’Entragues fut frappé de remords. C’était une grave sottise : il en vit l’importance, aussitôt, car Moscowitch, soudain, se leva de toute la hauteur, prêt à le suivre.

«Puisqu’il est trop tard et que la joie du tête-à-tête m’échappe, nous sortirons donc ensemble. Je ne serai pas fâché de causer un peu avec ce Russe et s’il doit être mon rival, d’en connaître la qualité, du moins je saurai à qui je cède la place.»

C’était un enfant.

– N’est-ce pas qu’elle est charmante et adorable, vraiment ?

«Ah! des confidences ? se dit Entragues. Ceci est excellent. Il est de ceux dont le coeur déborde sous le sentiment comme un ruisseau sous une pluie d’orage et il va me conter sa vie. Parfait. Je me sens des curiosités méchantes. Comme je vais jouir !»

Il eut un petit frémissement de joie, et ses doigts se tordirent dans un accès de nervosité.

– N’est-ce pas ? répéta le Russe.

– Vous parlez de Mme Magne ? Je ne la connais que depuis peu. Elle a de l’esprit.

– On voit bien, reprit Moscowitch, que sa beauté, sa grâce, son charme n’ont pas fait une bien vive impression sur vous. C’est surprenant.

– Pourquoi donc ? Toutes les sympathies d’un milieu ne vont pas nécessairement à la même femme, fût-elle d’une beauté et d’une intelligence aspasiennes. Le charme qui vous a séduit n’existe pas pour moi, ou n’existe qu’à un degré moindre, voilà tout.

– Ah ! vous raisonnez comme un très sage Français. Quant à moi, je me crois tout à fait incapable de raisonner sur ce point.

– Cela ne m’empêche pas, reprit Entragues, de rendre justice à ses qualités : elle est, comme on disait en un langage très simple, une femme accomplie. Ce mot qui implique tout et ne précise rien convient, car je la crois très flexible, faite pour se modeler comme le lierre au chêne où elle, s’attachera.

«J’espère, se disait Entragues, que je parle clairement et avec une suffisante abondance de lieux communs, mais je veux être compris.»

Après un court silence, Moscowitch prononça lentement ces paroles qu’il semblait se répéter à lui-même:

– Oui, je pense que je serai heureux avec elle.

Entragues domina son émotion et demanda d’une voix calme :

– Vous allez l’épouser ?

– Si elle consent, oui, tel est mon projet et mon plus vif désir. Elle ne dit pas non, et ne dit pas oui : je ne sais comment faire pour être fixé.

– Vous ne lui déplaisez pas.

– Non, n’est-ce pas?

– Je veux dire, reprit Entragues, que vous lui plaisez. Mais elle l’ignore peut-être elle-même, il faut lui apprendre à lire dans son coeur. Souvenez-vous du mot de Mme Récamier à Benjamin Constant : «Osez, mon ami, osez !» Vous ne connaissez peut-être pas les Françaises, mais croyez-en mon expérience, un peu de viol ne leur déplaît pas, je ne dis pas violence, viol : la main de fer gantée de velours peut jouer en amour un rôle décisif ; rien n’éclaire mieux une femme sur ses propres sentiments qu’un baiser qui va jusqu’au bout des baisers. Alors elle sait à quoi s’en tenir et neuf fois sur dix, elle aimera, par reconnaissance, l’audacieux qui l’a tirée de l’indécision. Notez bien ceci : elle court après sa pudeur, comme on court après son argent.

Moscowitch, très intéressé se rapprocha d’Entragues et comme pour s’approprier un conseiller si précieux passa son bras sous le sien, disant :

– Vous permettez ? Pardon…

– De la liberté grande ? Ah ! vous connaissez vos auteurs ! Je crois que nous allons devenir amis, je me suis senti, du premier abord, une grande sympathie, pour vous… C’est comme dans les tranchées, devant Sébastopol… Tenez, mon cher Moscowitch, moi, qui ne suis d’ordinaire bon à rien, qui ne suis doué que d’une bien modeste activité, je veux, au nom de cette amie commune, qui sera pour vous plus qu’une amie, je veux servir fraternellement vos nobles ambitions, Il faut que vous arriviez à tout : il faut que l’amour et la gloire couronnent votre génie.

Moscowitch respira amplement :

– Ah ! que je suis heureux de vous avoir rencontré !

– Mon Dieu, reprit Entragues avec modestie, je crois que vous n’aurez pas à vous en repentir. Il y a si peu de gens capables de comprendre: on ne trouve d’ordinaire que l’envie, la jalousie, la sottise, la suffisance, et quand on est né sous une très favorable étoile, l’indifférence. Voyons, par où allons-nous commencer ? Vous pensez bien que pour votre mariage, je ne puis d’aucune façon intervenir directement : tenez-moi seulement au courant de ce qui se passera, et je vous donnerai mon avis sur la conduite à suivre. Vous viendrez me voir, nous délibérerons en conseil de guerre, nous examinerons l’état de la place, nous ferons des plans, nous ne laisserons rien au hasard et nous serons vainqueurs : de ceci, n’ayez nul doute. La connaissez-vous depuis longtemps ?

– Depuis l’hiver dernier. Des amis russes m’avaient donné une lettre d’introduction pour Mme la comtesse Aubry. La comtesse, un soir, me présenta à Mme Magne, et tout de suite, je sentis que ma vie avait trouvé son but.

– Ce fut une sorte de coup de foudre ?

– Je connais ce mot : coup de foudre, répéta Moscowitch avec complaisance. Non, plutôt une soudaine attraction. Enfin je la vis, je l’aimai, voilà.

– Et vous ne lui avez fait l’aveu de votre amour que beaucoup plus tard ?

– Plus tard, deux ou trois mois après. Mais je crois qu’elle s’était déjà aperçue de mes sentiments, car elle ne fut pas étonnée de m’entendre les exprimer.

– Une femme n’est jamais étonnée qu’on l’aime ; c’est le contraire qui la surprend.

– Oui, mais enfin, elle m’avait deviné.

– Oh ! elles devinent toujours et c’est même pour cela que les aveux les trouvent si calmes : elles les attendent. Ensuite, n’est-ce pas, elles vous permit de venir la voir ?

– Oui, et j’en ai profité, mais on la trouve si rarement ! Nous nous sommes rencontrés assez souvent chez la comtesse et j’ai passé avec elle quinze jours délicieux, oh ! très délicieux, au château de Rabodanges, pendant le mois de juillet. Je devais y revenir en septembre et elle devait également s’y retrouver, mais je dus partir pour la Russie. Il n’y a pas une semaine que je suis de retour je l’ai revue ce soir, pour la première fois. J’avoue, mon cher monsieur d’Entragues, que votre entrée dans le salon m’a été bien désagréable : je me repens de ce mauvais sentiment, mais je ne pouvais pas deviner que j’avais sous les yeux un ami si… si…

– Si utile, acheva Entragues, les amis doivent être utiles ; c’est leur rôle. Alors, à Rabodanges ?

– Ce fut délicieux, je ne trouve pas un autre mot. C’est là qu’elle fit mon portrait. Il est fort joli, seulement il n’est pas ressemblant. Je crois qu’elle se moqua de moi, ce jour-là, car enfin, pourquoi me donner une barbe en pointe au lieu de cette coupe nationale dont je suis fier et que je ne changerai jamais, certes. D’ailleurs, grâce à des retouches, les traits eux-mêmes ne m’appartiennent plus : elle commença par copier ma figure et finit par dessiner un rêve.

– C’était un dessin ? demanda Entragues, qui s’amusait de cette cruelle ironie de femme.

– Oui, mais le lendemain elle le grava à l’eau-forte, car vous savez qu’elle a un véritable talent de graveur. Elle en tira deux exemplaires devant moi, m’en donna un, puis se servit de la même plaque de cuivre pour élaborer un fantastique paysage où ma tête est devenue arbre, nuage, herbe, je ne sais. Cette figure, que du moins j’avais inspirée, je l’ai perdue et, malgré tout, je l’ai pleurée à cause de la dédicace.

– C’est regrettable, dit froidement Entragues, car sans parler du sentiment qui double le prix des choses, cette pièce presque unique avait une valeur de rareté et de curiosité. Si jamais elle tombait entre mes mains, tout se perd et tout se retrouve, je ne sais vraiment si je vous la donnerais : j’ai des goûts de collectionneur.

– Il en est pour moi de cette image comme de son auteur, répondit Moscowitch, avec une soudaine et menaçante violence. C’est, je crois, dans un poète espagnol que j’ai lu ce vers : «J’aime mieux ton amour que ta vie.»

Entragues eut la tentation de dire : «C’est moi qui la possède, cette image, et je n’ai pas l’intention de vous la rendre, mon ami.» Quelles conséquences ? – Un duel. Mais cette manière de brusquer la vie et de questionner les destins était vraiment bien naïve. Sixtine, probablement, appartiendrait au vainqueur ; du moins, en des temps barbares cela se passerait ainsi ; à cette heure, les vaincus ont des charmes : ils inspirent la pitié et les dieux ont souvent tort. Est-ce que je ne l’aimerais pas assez pour risquer ma vie ? La vie, je n’y tiens pas : si j’avais un doute à ce sujet, je me prouverais le contraire en la quittant. Lui, Moscowitch, se battrait volontiers; mais c’est une âme simple ; moi, je suis très compliqué.

Il reprit, tout haut :

– Une femme qui inspire une telle passion est vaincue d’avance. Mais il faut se dominer afin de ne rien compromettre : ne pas la voir trop souvent, ni trop longtemps à la fois ; laisser entendre que l’on souffre et que plus on voit la cruelle, plus on souffre ; garder assez de présence d’esprit pour demeurer observateur exact, et un beau jour lui mettre le couteau sous la gorge, crier : Je souffre trop, soyez clémente. Elle cède et vous êtes heureux, à moins que votre imagination n’ait dépassé la réalité. Cela arrive : alors on regrette il tempo de’ dolci sospiri. Oh ! vous n’avez pas à craindre cette faiblesse, vous êtes robuste et elle est belle. Il y a bien d’autres moyens d’arriver au même but, celui que je vous donne est le plus sur ; c’est la natation de l’amour physique, je l’avoue, mais nulle mimique n’est plus troublante pour une femme. Elles veulent, avant tout, être désirées charnellement ; le reste vient ou ne vient pas, c’est du surcroît. C’est le ciment qui joint les pierres, mais les constructions cyclopéennes s’en passaient fort bien et n’en étaient pas moins solides. Comme le bloc de granit, la force des reins est la base de tout : il faut promettre des merveilles de solidité et l’idée de durée, de l’éternelle durée, s’éveille aussitôt. Celui qui donne cette impression ne trouve pas d’inhumaines et celui qui la transforme en belles et bonnes sensations, aux heures d’échéance, n’a pas à craindre l’infidélité. Ah ! vous êtes heureux, Moscowitch, hercule !

– Vous parlez, fit le Russe, comme si je devais feindre, mais cette passion, à la fois idéale et physique, je l’éprouve vraiment et si je dis que je souffre je ne mentirai pas.

– «Tant mieux, car la sincérité est une puissante thaumaturge, mais vous pourriez ne rien dire et par pudeur dissimuler vos souffrances : je vous offre seulement le moyen de ne pas souffrir, de ne pas aimer inutilement. Ah ! les amours inutiles, les décevantes tortures du vain désir : larmes, bon grain semé en des sables !

– «Oui, reprit Moscowitch, tous ceux qui pleurent ne sont pas consolés, je vous remercie et je vous comprends. Vous avez, vous aussi, la religion de la souffrance humaine.»

«Moi ?» faillit s’écrier railleusement Hubert. Mais pourquoi blesser ce mystique humanitaire ? Il répondit simplement :

– «La douleur est inévitable, mais loin d’être mauvaise, elle est l’honneur même de l’humanité et la suprême raison de l’existence. Nous souffrons afin d’être moins laids, afin que dans la vulgarité de notre chair animale, il y ait une illusion d’esthétique. Les joies qui n’ont pas en elles une promesse de souffrance sont inacceptables et répulsives : deux amants donnent, en leurs jeux, un charmant spectacle parce qu’ils piétinent sur la trappe fragile d’une oubliette, pleine d’épieux et de crocs, et pareillement, les plaisirs intellectuels sont intéressants en ce qu’ils conduisent sûrement aux affres de la déception ou du doute. Essayez donc, vous qui êtes poète et créateur d’âmes, de provoquer chez des spectateurs le frisson esthétique avec le tableau d’un parfait bonheur humain : la joie est illogique, l’illogisme est la cause essentielle du rire, la joie fait rire. Cela pourrait cependant servir, au cinquième acte, de châtiment inattendu : montrer un coquin heureux, ne serait-ce pas lui infliger la plus afflictive et la plus infamante peine qui puisse atteindre un homme ? Heureux, de songer à l’infini de mépris que contient ce mot, heureux !

– Pourtant, répondit Moscowitch, nous ne faisons autre chose que de courir après le bonheur.

– Oh ! fit Entragues, c’est un passe-temps, nous savons bien que nous ne l’atteindrons pas.

– Je crois, dit le Russe, que vous jugez l’humanité d’après vos propres sentiments.

– Je le crois aussi, répondit Entragues, mais le contraire serait bien plus surprenant. Avec quel cerveau voulez-vous que je pense, sinon avec le mien ?»

Ils se quittèrent, après s’être donné rendez-vous : Moscowitch, le surlendemain ou le jour suivant, viendrait prendre Entragues chez lui, et ils iraient à la Revue spéculative.

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Retrouvez Sixtine et Hubert, demain à 14h dans le chapitre 19 :  Nouvelles indications !

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Sixtine : roman de la vie cérébrale / Remy de  Gourmont. – Albert Savine éditeur, 1890

A SUIVRE SUR TWITTER : https://twitter.com/#!/RemydeGourmont

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