La source n’est pas encore la rivière…

Se poser à la terrasse d’un café et pendant, quelques minutes, ne plus imaginer l’horizon. Ouvrir un livre. La lecture est comme cette pause au café, un hors du temps, une halte sur la berge et  hors du courant, pour apercevoir d’autres horizons. Le statut d’observateur me parait tellement douceâtre, reposant. Ne peut être que momentané. Chaque acte que nous produisons nous ramène à l’action, vivifiante et dans le même temps, épuisante. Nous manque de plus en plus dans nos vies trépidantes, si trépidantes, de ces instants de pauses, régénérateurs. Nos marathons quotidiens nous éloignent de nous, des autres et de l’autre qui nous fait signe… Notre permanente ambiguité : vouloir demeurer continuellement une source alors que sommes ruisseau le plus souvent et devenons, plus rarement, momentanément, rivière ou fleuve… Alors cette envie tenace qui nous guide… Que nous avons mis longtemps à reconnaitre : curiosité est son nom ou émerveillement d’être là, ici et maintenant. Je suis le lieu commun. Je suis le lien commun. La confiance en soi n’est jamais que l’acceptation du déséquilibre et de la marche. Je pose mon pas, tranquillement. Puis, le règle sur le tien. Le plus dur semble toujours devant soi… Flânons sans nous soucier des ressentis… La source n’est pas encore la rivière. L’important reste la marche. Une chute choisie et contrôlée…

Silence

Faire signe : journal quotidien jubilatoire en 200 mots ou quelques… : 77

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