J’aime ce brouillard…

«Le problème, c’est quand quelqu’un commence à dire qu’il sait.» Alors, que dans brouillards, sommes en permanence. Brouillards dans nos vies, dans nos sentiments, dans nos corps, dans nos relations aux autres – il n’y a pas d’ordre dans cette liste. Il y a, parfois, comme dans la forêt sombre, une clairière qui laisse pénétrer de la lumière. Et, frissons dans nos échines. Mais ces frissons sont-ils connaissance, réelle connaissance ? Les sensations ne sont qu’une partie de celle-ci, un guide, un fil d’Ariane, voire ou pire une orientation mais les voies de la connaissance sont multiples. Pense toujours aux mots d’Hokusai, 75 ans, qui écrivait dans sa postface aux cent vues du mont Fuji : « Depuis l’âge de six ans, j’avais la manie de dessiner les formes des objets. Vers l’âge de cinquante, j’ai publié une infinité de dessins ; mais je suis mécontent de tout ce que j’ai produit avant l’âge de soixante-dix ans. C’est à l’âge de soixante-treize ans que j’ai compris à peu près la forme et la nature vraie des oiseaux, des poissons, des plantes, etc. Par conséquent, à l’âge de quatre-vingts ans, j’aurai fait beaucoup de progrès, j’arriverai au fond des choses ; à cent, je serai décidément parvenu à un état supérieur, indéfinissable, et à l’âge de cent dix, soit un point, soit une ligne, tout sera vivant. Je demande à ceux qui vivront autant que moi de voir si je tiens parole. Ecrit, à l’âge de soixante-quinze ans, par moi, autrefois Hokusai, aujourd’hui Gakyo Rojin, le vieillard fou de dessin. ». Quel âge j’ai, moi, le fou des bibliothèques ? Mince, il reste un sacré bout de chemin… M’en fous… J’aime ce brouillard…

Silence

Faire signe : journal quotidien jubilatoire en 200 mots ou quelques… : 72

 

En italique, une phrase ce soir dite par Sylvie Testud, comédienne, dans une émission sur France Culture.
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Une réflexion sur “J’aime ce brouillard…

  1.  » Nous naissons une fois et il ne faut pas s’attendre à naître encore une fois.
    Il s’en suit par conséquent que la durée éternelle n’existe en aucune façon.
    Toi donc qui n’es pas maître du lendemain, tu diffères de jouir ?
    La vie périt par le délai et chacun de nous meurt affairé »

    Epicure

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