Des empreintes de mélancolie, qui dit…

« Chacun recèle en lui une forêt vierge, une étendue de neige où nul oiseau n’a laissé son empreinte. » Le savoir, c’est comme moteur contre l’ennui… C’est se rappeler qu’il y a une photographie qui demande à être prise, à devenir prose… La forêt vierge est le monde du baroque, de la profusion et de la vie. Tous les possibles inextricablement emmêlés. Et tu te plais à couper les lianes qui ne mènent nulle part, et dégager chemin, découvrir fleur exotique ou oiseau du paradis qui s’enfuit rapidement en apercevant l’étranger perdu dans ce labyrinthe. La photographie est paraît-il oublieuse a dit l’un, et l’autre a dit qu’elle était mélancolie. Quand le fugitif se pose, se temps de pose, qui divague pour faire mémoire, et c’est parfois hasard quand le cadre se fixe. L’un a dit que l’écriture était vraie mélancolie, et l’autre, je ne sais pas vraiment ce qu’il en pensait. Mais ils écrivaient tous les deux, et tous les deux faisaient photos, et tous les deux sont morts maintenant. Mais il reste encore traces et signes, photos et livres. Et, souvenir quand l’un se filma juste avant de mourir. Et le souvenir d’une lecture d’un texte où il était question de chiens, mais ce n’était pas vraiment cela le sujet. Ne sais plus vraiment si l’écriture est ceci ou cela. Elle fixe mots comme photo, photons… et nos yeux pour voir…etc…

Silence

Faire signe : journal quotidien jubilatoire en 200 mots ou quelques… : 64 

En italique, des mots de Virginia Woolf, extrait De la maladie (Rivages)
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3 réflexions sur “Des empreintes de mélancolie, qui dit…

  1. TRACES DE SILENCE

    L’heure se retire avec le jour et les derniers abois des chiens du vieil Homère.

    Mes oreilles sifflent une de ces mélodies du siècle que l’on nomme acouphènes.

    L’esprit se fait faucon, épervier, crécerelle, qui tracent dans le ciel de la page, ces quelques mots de grand silence.

  2. La photographie est aussi cet édifice que l’on passe sa vie à construire, elle en est la trace, voire le marquage, le jalon, bout de tout, bout de nous. Cette fixité qui disait son nom autrement devient ce théâtre des vies, recèle quête du sens, cette permanence en mouvement.
    Et lorsqu’on écrit n’est-ce pas simplement changer de médium et d’outil?

    1. oui… cette notion de mélancolie… associée tantôt à la photographie tantôt à l’écriture est à creuser… d’autres chemins sont possibles… ;) f

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