J’écris électronique

Je suis ici. Et puis, là. Hier, j’étais, là. Maintenant, je suis, ici, dans ce train qui courre. M’emmène vers un horizon sans cesse, reculant, sur cette boule qui n’en finit pas de tourner. Et nous, aussi. Unisson de nos ubiquités. Découpes des arbres qui cachent de temps en temps, la maison qui devait être une ancienne gare. Ses habitants n’ont sans doute plus rien à voir avec la famille de l’ancien chef. Les volets ont été repeints. La vitesse du train et la vie, vue, comme l’on regarde à travers stores. Découpages, en tranches… Bientôt, me poser. Venir le temps de la remémoration. Des choses vues. Des choses vécues. Et de leurs mémoires, inscrites sur le papier blanc de l’écran de la tablette, le papier blanc qui n’est plus de papier, mais lumière et jeux de blanc et de noir. J’écris électronique. Maintenant, ici et maintenant. Sur cet espace, en perpétuel mouvement, qui se glisse sur les rails des flux. Et que je vais déposer ici, sur ce blog flânerie, qui deviendra livre plus tard. Mais c’est une autre histoire… « …, dis, sommes-nous bien loin de Montmartre ? » Toutes les voix entrent en résonance avec le doux ronron des roues. « Le bruit des portes des voix des essieux grinçant sur les rails congelés. » Polyphoniquement vôtre… je suis… la voie…

Silence.

Faire signe : journal quotidien jubilatoire en 200 mots ou quelques… : 58

En italique, les mots sont de Blaise Cendrars et sa Prose du Transsibérien… Dans Blaise, il y a balise…
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2 réflexions sur “J’écris électronique

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