hybrides banquises…

« Le beau, c’est ce qui est à sa place » Ou, pas encore tout à fait… faut un regard, y dit. Un seul pour débuter, y dit encore. Souvent, une méthode. Une manière de voir. D’entendre. De rire. De penser. « Le beau, c’est ce qui est à sa place. De là les sentiments de plaisir que nous donne la beauté. Ou plutôt, la beauté est une logique qui est perçue comme plaisir. » Je nage contre son courant, ses flux, ses flancs. Me rapproche. Je cherche les mots. Le son de la phrase dite donne autre sens. Et ces sens qui nous font voir le beau. Penser à autre. Je bégaie quand vouloir parler… exprimer l’intangible… tremblement… agréable… Me souviens de ce moment où j’étais dans un traineau tiré par six chiens, haletants… et les patins qui parfaitement, glissaient sur la glace. Et nuages comme voiles, des chiens et de ma respiration, dans le froid intense. Et ce sentiment doux, croissant, depuis cet instant H. Regarder la banquise blanche, et, voir… la banquise… l’ours qui fuit… et la poésie : à faire tout de suite, sur place et en face… de l’autre… « Le beau, c’est ce qui est à sa place » comme un riff de guitares sur la banquise, un sampler répétitif, comme ce blanc partout… Le ciel vient de s’éteindre, il fait jour… y dit…

Silence.

Faire signe : journal quotidien jubilatoire en 200 mots ou quelques… : 55

En italique, les mots de Remy de Gourmont, extrait de la dissociation d’idées (à paraître dimanche, dans les promenades gourmontiennes)
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