Dernier jour ?

Comme tous les ans, voici le retour du marronier de la fin de l’année (ou le platane pour être en phase avec la photographie) : tout se termine aujourd’hui et, demain, à minuit, tout recommencera. « Qu’est-ce que cela, le fait qu’il y ait des signes, des marques, du langage ? » est une des questions surgit au détour d’un entretien entre Michel Foucault avec Raymond Bellour, en 1966, à l’occasion de la parution de son ouvrage Les Mots et les choses. C’est cette monumentalecar jubilatoire, encyclopédie Lieux de savoir, dans son tome 2, qui mentionne cette question foucaldienne et son responsable éditorial, Christian Jacob, explique dans son introduction à « Manipuler les choses, manier les signes » : « Outils d’appréhension et de maîtrise du monde dans la diversité de ses composantes, les signes permettent de nommer et de décrire, de comprendre et d’expliquer, de représenter, c’est-à-dire de transposer dans de multiples dispositifs où ils sont régis par des  lois propres qui les mettent en forme et en ordre, qui les combinent et les assemblent. Ces assemblages ont souvent un sens et une portée qui excédent ceux de leurs composants pris isolément… » La fin du jour, la fin de l’année, la fin du monde, la fin de l’histoire… faim de fins, les Hommes ? Ils (Les Hommes) ou Elles (les fins) marquent leurs chemins, petits cailloux blancs nécessaires, petits poucets perdus dans l’éternité. L’éternité est définitivement trop longue. La fin n’est pas pour demain, ni après-demain… Moi, suis pas pressé, je regarde tes yeux, tu regardes les miens. Le regard est le premier signe ou du moins, ce que le regard transporte… dit, te dit, me dit…  nous dit et vaut toutes les bulles de Champagne du monde. L’année est morte ? Certes, mais pas ton regard, … à la fin…

Silence

Faire signe : journal quotidien jubilatoire en 200 mots ou quelques… : 50

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3 réflexions sur “Dernier jour ?

  1. Aux bulles volatiles, dévastatrices quand les années avancent, préférer les échanges de regards. Surtout s’ils sont de jade pétillants et profonds. Ils chambouleraient les pierres, ils vous transporteront.

  2. ULTIMA DIA

    « Ultima Verba. »

    « La conscience humaine est morte; dans l’orgie… »

    dit Hugo, le proscrit.

    Tandis, que tes valets te montreront ton Elysée,

    Moi, je te montrerai, Kozy, ton cabanon :

    Pas plus grand qu’un mouchoir de poche.

    Chanson légère d’Alibert.

    Qui enchaîne avec Adieu Venise provençale,

    cette ville de canaux, entre l’étang de Berre et la Méditerranée,

    d’où je prose cet ultima dia.

    Aujourd’hui c’est Mistral :

    une agitation de l’air à nous guérir de tous nos miasmes négatifs.

    De toutes les souffrances des exilés,

    de tous ces régimes qui n’aiment pas la liberté

    des êtres parlants, les contestant :

    La main tremblant dessus la blanche carte

    Me voy souvent : la plume loin s’écarte

    L’encre blanchit…écrit Marot, emprisonné.

    Mais l’Espoir cher ami Clément, jamais ne cesse,

    pas plus hier que ce jour d’hui : la mort n’y mord !

    Comme tu l’écrivis superbement.

    Le dernier jour maintenant quitte la place,

    nous faisant signe du coin de l’œil de bien souffler sur ses cendres,

    de raviver les escarbilles, les graines d’encre de l’imagination :

    Sur la page blanche de l’an nouveau

    Sur l’exemplaire des Châtiments

    Sur l’aurore des paroles libérées

    Salut et Fraternité !

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