La pause, le lent et le silence.

Il y a des jours ainsi où faire diète aurait un sens : l’idée principale n’étant pas d’être rabat-joie. Faire diète des informations, de la nourriture, des objets. Trop de matériel et maintenant trop d’immatériel empêchent de savourer l’instant qui passe : seul ou en compagnie. La pause, le lent et le silence deviennent idées surannées. Dès demain matin, après le moment tant attendu des petits et des grands, du grand déballage des cadeaux de Noël, ceux-ci se retrouveront en vente sur un site Internet. Repartis dans la grande valse de la consommation. Et tant pis, pour l’attention de celui qui avait passé du temps à choisir un présent qui conviendrait à celui, à celle de sa famille ou de ses amis, auquel il voulait faire petit plaisir. Nous croulons sous les objets, les produits manufacturés, les fausses envies nées du matraquage de nos cerveaux avides de nouveautés. Faire une pause. Devenu impossible. Un tourbillon s’empare de vous, des mains en permanence viennent vous saisir, à moins de vous retrouver seul sur une île déserte. Seul ou avec celui ou celle qui fait battre votre cœur. Retrouver le lent : la frénésie de changement est tout autour de vous, les objets sont conçus pour ne pas résister au temps, vous forcent à avoir besoin d’eux et les changer dès que l’un d’entre-deux est en panne. Souhaiter le silence : marcher le long de la rivière, ma main dans la tienne. Mon cadeau le plus cher. Un trille du chant d’un oiseau vient ornementer de temps en temps notre flânerie. Nous nous regardons, sourions. Hors de ce monde. L’essentiel est dans nos yeux.

Silence

Faire signe : journal quotidien jubilatoire en 200 mots ou quelques… : 45

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Une réflexion sur “La pause, le lent et le silence.

  1. LA RIBAMBELLE

    la ribambelle de décembre

    les gamins dans les magasins

    découpés comme ombres chinoises

    la dinde grasse et le boudin

    le zimboumboum sans tralalas

    le chapelet des petits diables

    qui crèvent le tambour les trains

    de friandises dans leurs mains

    la marée qui court les rayons

    les joujoux dont on fait moisson

    de l’autre côté des rêves

    le miroir qui se brise à la fin

    les violettes les odeurs premières

    l’allée de buis et la rivière

    l’autre enfance orpheline cachée

    poussière d’or…

    est-ce pêcher

    que décrocher toutes ces guirlandes

    de cerises qui ceignaient nos fronts

    des mains de pauvres et de tendresses ?

    Passez pompoms les carillons !

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