Sans entendre ta voix

Il y a des jours où je traverse la vie, la ville, sans entendre ta voix. Certes, j’entends quantités de voix, qui me plaisent ou pas, ce n’est pas la question. J’entends quantités de voix mais pas la tienne. Je me demande ce que tu es devenue, où tu es partie, mais je me souviens que c’était moi qui ne pouvait pas croiser ta route. Alors, je souris pour mon manque de patience ou de suite dans les idées. Le manque est ici, à cet endroit là, un vide insondable. Comme les indiens : faire signaux de fumées pour faire signe. Le sujet de ce projet d’écriture. Alors je mets quelques mots ici, pour laisser traces, pour laisser chants, pour dire mon territoire et trouver la route qui croise la mienne. Badigeonner de petits ronds de couleurs à la manière des aborigènes pour marquer le paysage, ne pas se perdre. Taire les inquiétudes. Rester optimiste. Le temps n’existe pas ou n’existe que pour le contourner et inventer des espaces non chronométrés. Nos vies qui courent en permanence à la recherche de… ne sais quoi. Cette fatigue qui me prend parfois en songeant à toutes ces guerres picrocholines entre personnes de bonne volonté… mais tout s’efface d’un coup, quand j’entends ta voix : celle écrite, celle dite… Et les sourires qui nous émeuvent… autruches que nous sommes…

Silence

Faire signe : journal quotidien jubilatoire en 200 mots ou quelques… : 39

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