la nécessité

«Aucune méthode ni aucune discipline ne remplace la nécessité d’être sans cesse en éveil. » L’éveil est cette tension agréable qui nous mène. En permanence, faire bouger perceptions, renouveler les flux qui nous irriguent. Le cerveau humain est comme une ville : quartiers et artères principales, chemins sinueux, parcs et jardins, fontaines et monde souterrain. La ville est elle-même une invention humaine, une manière d’organiser l’espace et le temps pour éviter le chaos extérieur. Nous, nous devons organiser notre espace et notre temps pour échapper au chaos intérieur, à la peur du vide, de l’infini ou celle de la mort. Cette tension de l’éveil est bénéfique, n’est pas fatigue, mais dru désir, pulsion de vie… « Seul je le traverse / dans le froid clair de Lune / le pont vibrant » dit Taigi, le disciple de Bashô. Cet éveil n’est qu’individuel, ne peut être collectif, moutonnier ou sectaire. Seul, nous marchons et organisons notre monde ou pas. Nos pas s’enchainent pour traverser le pont. Il y a une lueur, un intérieur éclairé, des fenêtres qui brillent, de l’autre côté du pont. Tu frappes à la porte. On t’ouvre… Tu souris…

Silence

Faire signe : journal quotidien jubilatoire en 200 mots ou quelques… : 37

La première phrase en italique est extraite de Walden de Henry D. Thoreau ; dans la nouvelle traduction de Brice Matthieussent. – Editions Le mot et Le reste, 2010. – p. 119.
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