Terrain vague

Chaque lecture est unique. Chaque regard, singulier. Prolonge par écrit pour oublier leurs côtés éphémères. Le lieu où l’on écrit est un terrain vague où trainent des objets hétéroclites. Quelques uns, ramassés, empilés, racontent la balade, la rencontre toujours souhaitée avec celui, celle qui seront sur votre chemin. Le lieu s’anime. S’emplit de matières et de regards. Le terrain vague devient jardin. Des fleurs commencent à pousser et des herbes que l’on dit mauvaises. Il n’y a pas de mauvaises herbes. Il y a la vie qui sans cesse invente, renouvelle, imagine ou réagit. Jamais ne s’arrête. Ou alors, dans longtemps, un jour, quand le Soleil aura rejoint la Lune et la Terre. Nous n’écrirons plus. Ou partis, ailleurs. Les mémoires se seront évanouies dans le grand envahissement solaire. Il y aura un matin où tout sera vierge. De nouveau. Et, une nouvelle aube, très loin, quelque part dans la galaxie. Le silence règne. La vitesse n’a rien à voir avec l’urgence. Il n’y a pas d’urgence. Mais, il peut y avoir de la vitesse, une manière condensée du temps. La lenteur est relative. Ne se définit que par ses effets sur le long terme. Les deux – vitesse et lenteur – agissent ensemble. Sans que nous ne sachions si l’une est le pendant de l’autre…

Silence

Faire signe: journal quotidien jubilatoire en 200 mots ou quelques… : 19

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