hors du temps

« Le voyageur qui part d’un endroit pour arriver à un autre endroit n’est nulle part entre les deux. » Le trajet le conduit vers son rêve : l’île des Haïkus ou une autre île qui n’est pas une île, une rivière. Il est 11H20 ou presque une heure du matin. Le tourbillon des heures n’a plus aucune importance. Le train avance, cinématiquement en musique, les notes enveloppent le paysage. Ma fleur. C’est toujours cette musique qu’il emporte et qui le porte. Rythme le mouvement. De la main, vers le paysage. Il trace sur son carnet des signes, parfois des traces du décor qui passe par les fenêtres du train à grande vitesse. Dans ce balancier du trajet, une gestuelle du corps se met en place, attendant une autre gestuelle. Celle de l’arrivée. Un signe. Un nouveau décor. Un souffle. Le lendemain qui chante. La vie qui a changé de goût. Un sourire au loin. Le passager a récupéré ses affaires. Descendu du train, il a oublié son journal, intentionnellement. Il marche sur le quai, sa valise à la main. Désormais, des nouvelles du monde, il n’a plus besoin. Le messager, c’est lui et il a tout à inventer. Il est le temps.

Silence

Faire signe: journal quotidien jubilatoire en 200 mots ou quelques… : 8

Advertisements

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s