Regards

.

L’œil pense… Raccourci… Nos regards fixent cet horizon au fur et à mesure que nous avançons. Ne contrôlons rien. N’y pouvons rien. Aimants ne pouvant résister aux forces de la nature. L’œil pense… à inventer des premières fois. L’espace est toujours inerte pour celui qui ne voit pas. Nous ne sommes pas seuls. Nous ne sommes plus seuls. Pas de mystique, ici. De l’attention. De l’empathie. L’œil s’étonne constamment de la magie du monde. Mais le mot magie implique un inexpliqué qui n’est plus à-propos. Nous sommes en 2011. L’œil pense ce qu’il regarde. Chemin poétique. Recherche d’une harmonie qui n’est pas copie de la nature mais association. Je joue avec tes voyelles et tu m’empruntes mes consonnes. Ou bien, c’est l’inverse, c’est un jeu partagé que les siècles précédents n’ont pas connu. Aime la légèreté du cumulus. Qu’une brise, subitement, projette dans le bleu du ciel, alors cette bande-son silencieuse, berce mon jour de ta présence, continuellement, m’envoie des dièses élévateurs. Mon œil sourit. L’oreille écoute. Je peux regarder le jardin, les silhouettes fines des arbres se découpant sur la fin du jour. Passe un dernier cumulus. Rembobine et recommence. La peau réagit à présent. Frissons dans le froid du soir. Demain, cette nuit, on recule d’une heure. Peux rembobiner encore, tranquille.

Silence

Faire signe : journal quotidien jubilatoire en 200 mots ou quelques… : 2 

Publicités

2 réflexions sur “Regards

  1. bonjour Franck ,je ne peux bien sûr qu’être ému et intéressé par ce texte , les références d’abord et puis bien sûr cette pratique de l’usage du monde, dans le sens du peintre ou du photographe , ou du regardant, ou du participant , cette attitude m’est essentielle et elle est trop rare sans doute parce que nous avons pris l’habitude consommer le monde,
    )par contre je pense que l’inexpliqué est à l’origine de la pensée.
    l’association trop simple renvoi à la consommation du monde, qui nous serait donné , non , le monde ne nous est pas donné loin de là ! ou alors c’est beaucoup plus compliqué, c’est nous qui nous somme endormi , il y a deux phases dans ton texte que je trouve contradictoire, ou en tous les cas antagonistes, me posent problèmes en tous les cas,

    si c’est parce que nous devons être de notre temps absolument , les choses ne sont surement pas si simples non plus, enfin à mon avis
    j’ai eu envie de réagir parce que je suis si souvent en porte à faux avec tant de choses exprimées et de pensées qui me semblent fausses ou incomplètes ou impossibles à considérer ,
    bref j’aime ton texte, la référence implicite à Barou et aux mondes aborigènes bien sûr, me touche, mais pas que, car la présence au monde et sa propulsion (son existence ? la sienne propre qui est générée dans le flux…) me semble essentielle pour réellement vivre sa pensée.
    merci L

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s