Photolaliques 3 : ce que je vois de mon Oloé…

« Je ne suis pas prisonnier sur cet île bien au contraire, je m’y sens libre, libéré. » (P.M.) Dans mon île, l’oloé d’où je lis, d’où j’écris, suis distrait et puis concentré, de nouveau distrait. C’est le propre ou le principe, la caractéristique des flâneries : la divagation. Demain, le temps sera administratif, ou pas, selon ce que je voudrais accepter. En ce moment, j’ai envie de partir pour Kyoto ? Pourquoi Kyoto ? Mystère… C’est terrible ce virus du départ… ça ressemble de loin à une fuite si l’on regarde rapidement, si l’on n’est pas très attentif mais non, en fait… parce que je pense toujours que la fuite n’en est pas une, mais plutôt fontaine de jouvence. Nomade immobile et baroque. De son Oloé, besoin d’air. Et cela n’a rien à voir avec un nombre administratif de kilomètres entre le point A et le point B. Aujourd’hui, il est encore possible de ne pas s’occuper de la montre et de ses deux aiguilles qui courrent, courrent… des choses indispensables à faire ! Plus envie… depuis un bout de temps… déjà… commence donc une série de photolalies (voir les deux épisodes précédents) prises de l’Oloé, d’où je lis le plus souvent, sous un arbre mort ou presque, complétement recouvert d’un lierre envahissant et squatteur qui crée une tonnelle agréable. Cendrars était capable de citer tous les lieux où il avait habité. Et Pérec, c’était ceux où il avait dormi. Comment faire la liste des lieux où nous avons lu ? Les lieux de la lecture sont mouvants, innombrables… La lecture est un flux, la vie aussi.. et aujourd’hui, lis l’historien qui dit lire un texte qui n’existe pas. C’est extraordinaire quand on y pense que l’on puisse écrire un livre de 375 pages, index fourmillant compris, sur un texte qui n’existe pas. Et moi, de lire cette enigme… entre Cervantès et Shakespeare. Mais, heureusement, pensez-y, ça existe encore. Comme suis optimiste, fondamentalement, politiquement, pense que ça existera toujours : des lieux qui sont à côté, des lieux où lire, où écrire. Commence donc une série… pour projet de mettre des mots sur les photos de la photographe… donc, comprendre un peu ce que c’est que de photographier… moi, avais plutôt l’habitude de voir comme un peintre… même si je ne sais plus bien ce que cela signifie… dans ma jeunesse… une autre histoire. Le flux… L’historien rappelle la malléabilité des textes. Qui copie ? Qui transforme ? Qui peut prétendre avoir le même regard que son frère, l’autre qui est là, à côté de soi ? Chaque regard est unique car chaque chemin est différent… peu importe… ces droits de l’auteur… Auteur ? Nous sommes des voyeurs… qui rêvons trop de transparence. La jungle est par essence baroque.

Tiens, y a une libellule qui passe…

Ainsi finit cette photolalique 3

Silence

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