Mutation

 » Depuis plus de vingt ans, chaque matin, l’objet qui me fait face est un ordinateur. Voilà que depuis exactement quinze ans, le même objet s’ouvre à une fonction imprévue, celle de me mettre en rapport direct avec ce qui n’appartient pas à mon expérience sensible immédiate, comme le journal, le téléphone ou le courrier postal me le permettaient auparavant, mais sur d’autres critères.

Voilà aussi, au présent, la puissance toute neuve d’outils imprévus (même plus la peine, dans un groupe d’étudiants, de demander lesquels ne sont pas « sur Facebook » ? – alors comment s’en accommoder pour prescrire l’écart, la densité que nous savons vitale ?) – voilà que les usages bousculés de lecture changent aussi notre rapport à la bibliothèque (aussi bien privée que publique, et cela concerne les archives tout aussi ben privées que publiques), comme change la circulation (marchande ou pas) de l’écrit, à proportion même de l’échelle que lui avait donnée le livre imprimée, massive, mondiale, contradictoire.

Abandonnons l’idée d’une vision globale. « 

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(Après le Livre / François Bon. – Publie.net, 2011 (version 7) –) parait à la rentrée de septembre Au seuil)

Pour lire : c’est sur Publie.net

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