A. loves B.

Une tête de chien sur le sol.

 

A. n’aimait pas les gens mais il adorait son chien. Il était le seul « être » qui ne l’avait jamais déçu, jamais trahi. Son premier chien, il l’avait recueilli sur le front pendant une de ses guerres mondiales qui transformèrent le monde. Et A.

Au retour des combats, son chien l’attendait, frétillait de la queue, sautait vers lui… Mais A., s’il tolérait ces marques de joie, reprenait vite son allant naturel : ASSIS ! Cela suffisait et le chien se mettait tout de suite en position. Les yeux transis de respect, de peur ou d’amour.

Une capsule de cyanure vide.

 

B. se trouvait à une place de choix dans la chaîne des êtres. Celle au sommet de la pyramide. Son maître, A., l’avait investi d’une puissance qu’aucun de ces homoncules rampants humains n’auraient mérité.

Une tache de sang. Deux corps brûlent. L’arrivée des ours.

 

A. ne mangeait jamais de viandes, en avait horreur. Son cuisinier lui préparait moult plats végétariens. Il ne pouvait pas concevoir de voir des cadavres d’animaux servir de nourriture.

Il n’aimait pas les cadavres. A. était trop sensible.

Des fumées. Des amas de corps décharnés.

A. aimait son chien B.

 


Silence

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A. est un personnage historique qui a  existé.

B. était son chien

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