J’ai longtemps cru au malheur, à la faute, à la culpabilité.

J’ai longtemps cru au malheur, à la faute, à la culpabilité. Mon éducation, ma famille, voire ma civilisation ont érigé cet enfer comme la vertu cardinale, l’issue de secours à cette destinée qui nous dépassera toujours. Nous sommes destinés à rester aveugles. Au moins le temps où nous digérerons, enfin, notre histoire. Le bonheur aujourd’hui est comme une pilule pour ne pas attraper le malheur. Il n’est pas vraiment construit, car bâti justement sur nos erreurs et non sur nos réussites. Il est l’utopie, le bout du chemin. Il n’y a que le langage qui nous mènera vers cet Eden. Mais évoquer l’Eden, c’est retomber dans un schéma suranné. Il faut inventer d’autres mots, d’autres images. Imaginer d’autres possibles. Changer notre mode de pensée.

Silence

Publicités

Une réflexion sur “J’ai longtemps cru au malheur, à la faute, à la culpabilité.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s