La culture n’est pas ce qui permet d’occuper le temps vide.

 » La société de masse, au contraire, ne veut pas la culture, mais les loisirs (entertainement) et les articles offerts par l’industrie des loisirs sont bel et bien consommés par la société comme tous les autres objets de consommation. Les produits nécessaires aux loisirs servent le processus vital de la société, même s’ils ne sont peut-être pas aussi nécessaires à la vie que le pain et la viande. Il servent, comme on dit, à passer le temps, et le temps vide qui est ainsi passé n’est pas, à proprement parler, le temps de l’oisiveté – c’est-à-dire le temps où nous sommes libres de tout souci et activité nécessaires de par le processus vital, et, par-là, libres pour le monde et sa culture ; c’est bien plutôt le temps de reste, encore biologiquement déterminé par la nature, qui reste après que le travail et le sommeil ont reçu leur dû. « 

La crise de la culture / Hannah Arendt . – Folio, 1972. – p. 263

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