La paresse

« La paresse c’est de bouger. D’avoir l’air de quelquechose, de quelqu’un, sachant très bien que c’est du flan. La paresse, c’est de croire, alors qu’on est sûr. La paresse, c’est, ce sont les hommes entre eux, qui se baratinent leurs idées, sachant très bien que rien ne fera la loi sur ce qu’ils savent le mieux : l’horreur d’être dans un monde qui les laisse faire leur pelote dans soupçonner d’où vient la laine. La paresse, c’est l’amour absolu, rien n’étant plus paresseux que de vouloir se faire aimer par un autre infirme, et s’en donner la peine. La paresse, c’est de se vouloir immortel dans un terrain miné. Mais c’est la paresse qui donne à l’homme les clés de son meilleur travail. »

(Georges Perros (1923-1978) : Papiers collés : tome 3. – Gallimard, 2005. – p. 188)

Photographie de Fred Woodward
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